Mali : la BID va dépenser 3,2 milliards de FCFA pour électrifier 7 villes

La Banque Islamique de Développement (BID) va financer, pour un montant de 3,2 milliards de FCFA (4,8 millions d’euros), l’électrification de 7 villes du Mali, dans les domaines de l’éclairage public, de l’extension des réseaux, et du renforcement des capacités de production d’électricité.

Le lancement officiel de ce projet d’électrification a eu lieu le 28 novembre 2008 à Douentza. Ce projet d’éclairage public, d’extension de réseaux et de renforcement des capacités de production d’électricité concerne les villes de Djenné, Bandiagara, Kati, Niono, Yanfolila, Goundam et Douentza.

Ce projet d’électrification, qui va durer 4 mois, porte sur la réalisation de 95 kilomètres de réseaux électriques et sur l’installation de 1 735 lampadaires, repartis entre Kati (20 km et 360 lampadaires), Yanfolila (15 km et 275 lampadaires), Niono (19 km et 350 lampadaires), Bandiagara (15 km et 270 lampadaires), Djénné (13 km et 240 lampadaires), Douentza (13 km et 240 lampadaires) et Goundam (13 km et 260 lampadaires).

En sus de ces réalisations, trois groupes thermiques diesel de 400 kW chacun seront achetés et installés pour renforcer les moyens de production énergétique dans les villes de Niono, Douentza et Bandiagara.


Source : un article de l’Essor du 2 décembre 2008.

René Massé, Xavier Dufail

Egypte : signature d’un mémorandum d’entente avec l’Union européenne pour renforcer la coopération énergétique

La Commission européenne et la République arabe d’Égypte ont signé le 2 décembre 2008 un mémorandum d’entente pour renforcer la coopération énergétique dans les domaines des réformes du marché de l’énergie et la convergence du marché énergétique égyptien par rapport à celui de l’UE, de la promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, du développement des réseaux énergétiques ainsi que de la coopération technologique et industrielle.

Le mémorandum a été signé par Mme Benita Ferrero-Waldner, commissaire chargée des relations extérieures et de la politique européenne de voisinage, et par Andris Piebalgs, commissaire chargé de l’énergie, d’une part, et par Ahmed Aboul Gheit, ministre des affaires étrangères d’Égypte, d’autre part.

L’Égypte est le sixième fournisseur de gaz naturel de l’UE et c’est un pays de transit clé entre le Moyen Orient, l’Afrique et l’UE. Aussi l’UE et l’Egypte partagent-ils les mêmes préoccupations et perspectives dans le domaine de l’énergie : diversification et sécurité de l’approvisionnement énergétique, transports et marché, réformes du marché, développement et modernisation de l’infrastructure énergétique, amélioration de l’efficacité énergétique et sources d’énergies renouvelables. « L’engagement de l’Égypte par rapport aux réformes énergétiques est crucial pour la création d’un marché énergétique euroméditerranéen. »

Le mémorandum d’entente assigne cinq priorités à la coopération :

  • Développement d’une stratégie énergétique globale pour l’Égypte, y compris un renforcement des capacités institutionnelles et une réforme du marché de l’énergie ;
  • Etablissement d’un programme de travail pour une convergence graduelle des marchés énergétiques de l’Égypte par rapport à ceux de l’UE ;
  • Elaboration d’une politique globale et de projets pertinents dans le domaine de la gestion de la demande énergétique, de l’efficacité énergétique et des sources d’énergies renouvelables ;
  • Développement des réseaux énergétiques pour améliorer la sécurité énergétique dans l’UE et en Égypte ; et
  • Renforcement de la coopération technologique, scientifique et industrielle.

L’Égypte est un important producteur de pétrole et un fournisseur émergent de gaz dans la région méditerranéenne. Dans ce contexte, les commissaires Ferrero Waldner et Piebalgs ont encouragé l’achèvement du gazoduc arabe lors de la réunion des ministres de l’énergie qui a eu lieu le 5 mai 2008 à Bruxelles. Ce gazoduc, qui est soutenu par l’intermédiaire du Centre euroarabe du marché du gaz, pourrait transporter le gaz naturel égyptien et éventuellement iraquien vers les pays européens.

L’Égypte joue aussi un rôle important dans les exportations de gaz naturel liquide et le transport international de pétrole via le canal de Suez et elle participe actuellement au développement de réseaux de gaz et d’électricité régionaux. L’Égypte dispose d’un potentiel considérable pour le développement de sources d’énergies renouvelables, particulièrement l’énergie éolienne et solaire, et elle participe activement à la coopération énergétique UE Méditerranée.


Pour plus d’informations sur les relations bilatérales de l’UE avec l’Égypte, voir cette page du site de l’Union européenne (en anglais).

René Massé