Création d’une Agence internationale pour les énergies renouvelables

Une agence internationale pour les énergies renouvelables, baptisée IRENA, sera officiellement créée le 29 janvier 2009 à Bonn. Initiative de l’Allemagne, du Danemark et de l’Espagne, cette Agence intergouvernementale a vu ses statuts validés par 51 pays à l’occasion d’une réunion à Madrid en octobre 2008.

Cette Agence aura pour mission de conseiller et de soutenir les pays industrialisés et en développement pour qu’ils augmentent la part des énergies renouvelables dans leur production d’énergie. Elle devra leur fournir des informations fiables et aider à créer un environnement politique plus propice au développement des EnR.

Le contexte international

Les défis mondiaux ne peuvent pas être relevés unilatéralement. En effet, la sécurité énergétique, la protection de l’environnement et la lutte contre la pauvreté sont des thèmes qui nécessitent une approche conjointe au niveau international. Les énergies renouvelables jouent un rôle clé dans ce contexte et leur utilisation renforcée est nécessaire compte tenu du changement climatique et de la limitation des ressources conventionnelles. En créant l’Agence Internationale pour les Énergies Renouvelables (IRENA), le gouvernement fédéral s’est fixé comme objectif d’accélérer le développement des énergies renouvelables dans le monde.

Une de ses principales missions d’IRENA sera d’accompagner ses membres dans la mise en place et le développement de conditions politiques permettant de promouvoir les énergies renouvelables. Bien qu’IRENA soit une organisation intergouvernementale, l’industrie, le monde de la recherche, les ONG et la société civile seront activement
associées dans ses travaux.

Le calendrier de mise en place de l’IRENA

Après la Conférence préparatoire de l’Agence et les Ateliers d’avril et de juin 2008 à Berlin, le gouvernement espagnol a invité à une ultime Conférence préparatoire de l’Agence à Madrid les 23 et 24 octobre. Les quelque 150 participants venus de 51 États y ont approuvé les statuts (texte de la convention) et les modalités de financement de l’IRENA. En outre, ils se sont mis d’accord sur la mise en place d’une Commission préparatoire servant de base juridique pour le lancement de l’Agence dans la phase entre la signature et l’entrée en vigueur ainsi que sur les critères et procédures nécessaires à la sélection du siège et du directeur général intérimaires. La voie est donc tracée pour la création de cette agence. L’énorme intérêt des pays émergents et en développement témoigne de l’importance que revête dans le monde le développement des énergies renouvelables pour un approvisionnement énergétique durable.

Les États participants signeront les statuts le 26 janvier 2009 lors de la Conférence de création de l’Agence à Bonn. Le lendemain 27 janvier, la Commission préparatoire se réunira pour la première fois à Bonn. L’IRENA commencera immédiatement ses travaux dans sa phase de lancement et pourra mettre en œuvre ses premiers projets. Mi-2009, le siège provisoire ainsi que le directeur général intérimaire seront désignés permettant le développement progressif de l’organisation.

Les objectifs de l’IRENA

Le premier objectif de l’IRENA est d’accélérer l’utilisation globale et durable des énergies renouvelables dans le monde. Ce projet de grande envergure se traduit par une série d’activités concrètes parmi lesquelles :

  • Améliorer le cadre politique en matière d’énergies renouvelables grâce à une assistance‑conseil politique ciblée ;
  • Promouvoir le développement du transfert des technologies et des connaissances dans le domaine des énergies renouvelables ;
  • Soutenir le renforcement des capacités dans le domaine des énergies renouvelables.

L’Agence conseillera par ailleurs les États membres sur les possibilités de financement, apportera son soutien dans les relations publiques et renforcera la recherche de politiques appliquées. Il s’agit de créer une structure élargie, au sein de laquelle les pays industriels et en développement seraient représentés de manière égale. Enfin, l’IRENA travaillera en étroite coopération avec les organisations et les réseaux existants.

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site Internet de l’Agence (en Anglais) : www.irena.org.

René Massé

Guyane : le Groupe VOLTALIA SA et la Caisse des Dépôts s’associent pour le développement de projets de production d’électricité à base d’énergies renouvelables

Au travers de ce partenariat, le groupe VOLTALIA assure le co-financement de ses projets et conforte son objectif de devenir le premier producteur autonome d’ électricité à base d’énergies renouvelables en Guyane, par la complémentarité de ses savoir-faire de développeur et de producteur.

La Caisse des Dépôts investit 3,1 ME pour entrer à hauteur de 20% au capital de la société VOLTALIA Guyane. Cet apport sera réévalué en 2009, 2010 et 2011 en fonction du développement des projets dans les filières biomasse, photovoltaïque et hydraulique, au-delà d’une puissance cumulée de 20,1 MW.

En entrant au capital de VOLTALIA Guyane, la Caisse des Dépôts entend contribuer à la réalisation de projets locaux de production d’énergie, conformément aux objectifs des pouvoirs publics de développement de capacités de production non émettrices de gaz à effet de serre, enjeu essentiel pour ce territoire ultra-marin.

VOLTALIA Guyane disposera à fin 2008 d’une centrale biomasse (1,7 MW) couplée à une première unité solaire en toiture (0,2 MW). Le chantier d’une usine hydroélectrique de 4,5 MW sur la MANA a été ouvert pour une mise en production fin 2009 et un parc solaire de 6 MW doit être mis en chantier dans les prochaines semaines.
A ces premières installations s’ajoutent une dizaine de projets pour une capacité supplémentaire de 30 MW environ, portant l’objectif des deux partenaires à une quarantaine de MW installés d’ici cinq ans. L’ensemble du programme portera sur un montant total d’investissement devant atteindre 180 ME pour une production annuelle cumulée d’environ 130 Gwh.

A propos de VOLTALIA

VOLTALIA est un producteur d’électricité à base d’énergies renouvelables et opérateur en crédits carbone. Le Groupe développe des projets multi-énergies : hydraulique, éolien, biomasse et solaire. VOLTALIA est actuellement présent en France métropolitaine, en Guyane, au Brésil et en Grèce. VOLTALIA est cotée au Marché Libre d’Euronext Paris depuis mai 2006 (FR000302224-MLVLT).

A propos de la Caisse des Dépôts

La Caisse des Dépôts est un investisseur français de long terme au service de l’intérêt général et du développement économique. Dans le cadre de son plan stratégique « Elan 2020 », elle fait de l’environnement une priorité. Elle entend contribuer, par ses investissements dans les projets locaux, au développement des filières d’énergie renouvelable et à l’atteinte des objectifs nationaux et européens de production d’énergie verte. Elle accompagne ainsi les collectivités en tant qu’actionnaire des Entreprises Publiques Locales (EPL), notamment dans l’évolution statutaire des entreprises locales de distribution. Elle soutient également le développement d’acteurs émergents dans le domaine des énergies renouvelables : éolien, photovoltaïque, géothermie, biomasse et valorisation des déchets. Ses investissements dans les projets d’énergies renouvelables se sont élevés à près de 30 ME en 2007 et devraient atteindre 50 ME en 2008.

Contacts

VOLTALIA : Robert Dardanne, Tel : +33 (0)1 40 88 96 10. Courriel : r.dardanne@voltalia.com

CAISSE DES DEPOTS : Philippe Joyeux, Tél. : 01 58 50 40 00. Courriel : philippe.joyeux@caissedesdepots.fr


Source : un communiqué de presse diffusé par Hugin, diffusé le 1er décembre 2008 sur le site de LCI

René Massé

Gabon : la Chine finance et construit le plus grand complexe hydro-électrique du pays dans la province de Haut Ogooé

Le 15 novembre 2008, le groupe chinois Sinohydro a commencé la construction du plus grand projet hydroélectrique du Gabon depuis son indépendance. Cette centrale, d’une puissance installée de 160 mégawatts, sera installée dans la province gabonaise du Haut Ogooé.

Le projet, qui sera livré dans 54 mois, coûtera 398 millions de dollars et générera environ 1 000 emplois durant les travaux. Il est entièrement financé par la Chine qui accentue ainsi sa présence dans les pays africains.

Le groupe chinois Sinohydro vient déjà de remporter l’adjudication pour la construction du barrage hydroélectrique de 2,12 MW de Sangoro, sur la rivière Sondu, au Kenya ; il se lance maintenant dans la réalisation de cet ouvrage. Cette centrale hydro-électrique s’inscrit dans le grand projet Belinga, qui vise à extraire dans les réserves de la région, un milliard de tonnes de fer d’une teneur de 60%.

Le nouveau barrage, le Grand Poubara, remplace un ouvrage précédent, dénommé Poubara, d’une faible capacité de production. L’énergie produite par la centrale servira entre autres aux industries implantées dans cette province, et notamment à l’alimentation de la fameuse Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), filiale du groupe français Eramet, en place depuis les années 60.

Comme déjà au Kenya, pour remporter ce marché, la Chine avait octroyé au Gabon, en janvier 2008, un prêt préférentiel de 37,2 milliards de FCFA assorti d’une période de grâce de sept ans et d’un remboursement étalé sur 20 ans, à un taux de 3%. L’Eximbank devrait compléter l’aide chinoise au projet Poubara par un apport conséquent.


Source : un article publié le 29 novembre 2008 sur le site Les Afriques

René Massé

Europe : 12 instituts de recherche s’associent dans le domaine de l’énergie

Douze instituts de recherche se sont engagés à mobiliser conjointement leurs ressources afin d’optimiser la recherche européenne dans les technologies décarbonées.

Plusieurs instituts de recherche européens* ont officiellement lancé fin octobre 2008 l’Alliance Européenne de la Recherche dans le domaine de l’Energie (EERA). À travers une déclaration d’intention, ces centres s’engagent à optimiser les moyens de l’UE en matière de recherche dans le domaine de l’énergie grâce au partage des installations nationales et à la réalisation de programmes communs.

Cette EERA constitue l’un des outils qui permettra de mettre en œuvre le plan technologique stratégique pour l’énergie ou plan SET présenté en novembre 2007 par la Commission européenne. Ce plan vise à doter l’Europe d’un nouvel agenda de recherche dans le domaine de l’énergie pour atteindre l’objectif de réduction des émissions de GES d’ici à 2020 (réduction de 20%).

Six technologies stratégiques déjà identifiées

Six technologies ont déjà été identifiées comme stratégiques et font l’objet d’initiatives industrielles. Orientées vers des objectifs mesurables en termes de réduction des coûts ou d’amélioration des performances, ces initiatives doivent recentrer et harmoniser les efforts de la Communauté, des États membres et de l’industrie. Elles concernent l’énergie éolienne avec la validation et la démonstration de grandes turbines, l’énergie solaire pour la démonstration à grande échelle dans le domaine de l’électricité photovoltaïque et de l’énergie solaire concentrée, la bioénergie axée sur les biocarburants de seconde génération, le piégeage, le transport et le stockage du CO2 (CCS), le réseau électrique pour le développement d’un système électrique intelligent et la fission nucléaire axée sur le développement des technologies de la quatrième génération.

*CEA (France), CIEMAT (Espagne), CRES (Grèce), ECN (Pays-Bas), ENEA (Italie), FZ Jülich (Allemagne), INETI (Portugal), RISOE (Danemark), UK-ERC (Royaume-Uni), VTT (Finlande), EUA (Europe), EUROHORC (France).


Source : un article de F. Roussel publié sur le site de Actu-Environnement.

René Massé, Xavier Dufail