Journées scientifiques de la biomasse énergie au Cameroun

Conférence organisée dans le cadre du projet BEPITA, du 13 au 15 décembre 2007 à Yaoundé.

L’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique (ENSP) de Yaoundé et ses partenaires organisent, dans le cadre du Projet BEPITA cofinancé par l’Union Européenne, les journées scientifiques de la biomasse énergie au Cameroun. Elles auront lieu du 13 au 15 décembre 2007 dans les locaux de l’ENSP.

Les objectifs poursuivis sont :

- Faire le point sur les recherches en la matière, notamment sur le développement des biocarburants dans la zone ;

- Faire le bilan du projet BEPITA au Cameroun ;

- Sensibiliser les décideurs, les patrons d’entreprise et la société dans son ensemble sur l’importance de la bioénergie dans le développement de la zone CEMAC en général et du Cameroun en particulier.

Pour plus de détails, contacter :

Dr Emmanuel Ngnikam
ou
Dr Tchouate

Lire aussi :
La note de présentation et
Le programme

Pépin Tchouate

Bénin, Togo, Ghana : l’approvisionnement en gaz naturel depuis le Nigeria débute en décembre 2007

LA WAGPCo va démarrer l’approvisionnement en gaz naturel des pays voisins du Nigéria pour leur permettre de mieux maîtriser la dépense énergétique en pétrole.

La fourniture de gaz aux pays voisins du Nigéria va débuter le 23 décembre 2007, a déclaré le directeur général et responsable des opérations de West African Gas Pipeline Company Limited (WAGPCo) lors d’un atelier de sensibilisation.

Après plusieurs mois de retard, le gazoduc de l’Afrique occidentale de 620 Km de long destiné à l’approvisionnement en gaz des pays voisins du Nigeria (Bénin, Ghana et Togo) entrera en service en décembre 2007 pour renforcer l’intégration économique africaine.

Ce projet entre dans le cadre du partenariat des pays d’Afrique de l’ouest pour faire face à la dépendance énergétique.
Cet approvisionnement s’étendra à d’autres pays de la sous-région tels que le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Sierra Léone, le Liberia…

La Banque mondiale estime que ce programme permettra au Bénin, au Togo et au Ghana de gagner prés de 500 millions de dollar US sur leurs dépenses énergétiques sur une période de 20 ans.


Source : un article publié dans la publication « Vanguard » (Lagos), le 25 novembre 2007, disponible en anglais.

Elhadji SYLLA, ASER, René Massé

Vietnam : construction d’une usine d’éthanol

Une nouvelle page est ouverte pour le secteur des carburants verts. Un projet de construction d’une usine d’éthanol devrait être mis en œuvre en 2008 dans la zone industrielle de Hiêp Phuoc, à Hô Chi Minh-Ville. Trois autres suivront…

L’objectif est de réduire la dépendance nationale vis à vis des importations de carburant.

Substituer l’éthanol aux carburants importés

Afin de répondre aux besoins du développement socio-économique national, le Vietnam doit importer chaque année environ 13 millions de tonnes de carburants, dont 3 millions de tonnes d’essence. Selon les scientifiques, avec la réserve de pétrole et le rythme d’exploitation à l’heure actuelle, le monde devrait faire face, dans 50 ans, au risque d’épuisement de cette ressource naturelle.

Dans ce contexte, la production d’éthanol pourrait progressivement remplacer partiellement les carburants traditionnels comme pétrole. L’éthanol, une énergie verte, contribuera aussi à réduire considérablement les effets néfastes de la production industrielle et des transports sur l’environnement. Selon les experts, en utilisant le biocarburant, la teneur en gaz carbonique (CO2) diminue de 50% par rapport à celle de l’essence ordinaire.

Pour l’heure, le groupe Pétrole et Gaz du Vietnam (PetroVietnam) est incapable de répondre aux besoins nationaux en carburants, notamment du fait du fort rythme de croissance économique du pays qui s’élève être de plus de 8% par an. PetroVietnam table, d’une part, sur la prospection pétrolière à l’étranger pour accroitre ses réserves de pétrole et de gaz, et d’autre part, sur la production de biocarburants.

Le gouvernement encourage toujours l’investissement dans le secteur de l’énergie renouvelable. Le ministère de l’Industrie et du Commerce se charge ainsi d’élaborer des règlements et des politiques favorables aux investisseurs.

Bientôt 3 usines d’éthanol

Ces 10 dernières années, la compagnie Petrosetco a coopéré avec le groupe japonais Itochu dans la fourniture d’une grande quantité de manioc aux marchés chinois et sud-coréen pour la fabrication d’éthanol. Ces exportations ont rapporté à Petrosetco des bénéfices considérables.

Pourtant, « on ne peut pas se contenter d’exporter ces matières premières pour la production de biocarburant, en contrepartie des produits dérivés de cette ressource », a souligné Hô Sy Long, directeur général adjoint de Petrosetco. Avec une production annuelle de 1,2 millions de tonnes de manioc, le pays est capable de fabriquer environ 400 millions de litres d’éthanol par an et de répondre ainsi aux besoins nationaux. PetroVietnam a donc confié à Petrosetco la charge d’établir un partenariat avec le groupe nippon Itochu pour construire une usine de production d’éthanol, d’une capacité annuelle de 100 millions de litres avec du manioc comme matière première. Cette usine devrait être mise en service au 3e trimestre 2009 et produira dans un premier temps de l’éthanol pour les provinces du Sud.

Dans l’avenir, Petrosetco a l’intention d’investir dans 3 autres usines de ce type avec comme matières premières manioc, canne à sucre, maïs et riz. Ce dernier devrait devenir la matière première principale dans la production d’éthanol.


Source : un article de M. Giang Ngân/CVN, diffusé sur le site du Courrier du Vietnam le 2 décembre 2007.

René Massé

La Banque mondiale et le marché du carbone

L’activité opérationnelle de la banque mondiale sur le marché du carbone a débuté avec la création, en 1999, du Fonds prototype pour le carbone (FPC), doté de 180 millions de dollars. Cela a été rapidement suivi de la mise en place d’autres fonds et mécanismes une fois le Protocole de Kyoto ratifié. Aujourd’hui, la Banque mondiale gère pour un peu plus de 2 milliards de dollars répartis entre dix fonds et mécanismes carbone, auxquels 16 pays et 65 entreprises privées actives dans divers secteurs ont apporté une contribution financière.

Fonds et mécanismes carbones gérés par la Banque mondiale

-* Le FPC – Fonds prototype pour le carbone ;

-* Le FCDC – Fonds carbone pour l’aide au développement de proximité, qui intervient au niveau des petits pays et communautés pauvres ;

-* Le BioCF – Fonds biocarbone, qui applique les crédits de réduction d’émissions aux projets dans les domaines de l’utilisation des sols et de la foresterie ;

-* Le MDP – Mécanisme pour un développement propre, mécanisme souple du Protocole de Kyoto permettant aux pays membres de l’OCDE de remplir certains de leurs engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre par le biais de projets au niveau des pays en développement ;

-* Le Mécanisme d’application conjointe (AC) ; un autre mécanisme souple du Protocole de Kyoto permettant aux pays membres de l’OCDE de remplir certains de leurs engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre par le biais de projets au niveau des économies en transition ;

-* Le Fonds carbone italien ;

-* Le Fonds carbone espagnol ;

-* Le Fonds carbone danois ;

-* Le Mécanisme global pour le carbone ; et

-* Le FCE – Fonds carbone pour l’Europe , lancé en mars 2007.

Le marché du carbone fait désormais partie intégrante de ses programmes de prêt

En décembre 2005, le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé l’approche envisagée pour renforcer son engagement sur ce marché carbone, approche centrée sur trois objectifs précis qui s’établissent ainsi :

  • Veiller à ce que le marché du carbone contribue à un développement durable ;
  • Aider à bâtir, maintenir et élargir le marché international pour les réductions d’émissions de carbone ; et
  • Rendre les pays en développement encore plus à même de tirer parti du marché naissant des crédits de réduction d’émissions.

Sur le plan opérationnel, le programme relatif au marché du carbone vient essentiellement à l’appui des objectifs du deuxième pilier du Cadre d’investissement pour les énergies propres et le développement, en fournissant les incitations voulues pour le passage à une économie à faible intensité de carbone dans les pays clients de la Banque.


Source : reprise d’un article en français, publié sur le site de la Banque mondiale sur cette page.

René Massé

Afrique du Sud : l’AFD finance une ferme éolienne

L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 100 millions d’euros maximum (ou son équivalent en rand sud africains) à la société Eskom Holding Limited pour le financement d’une ferme éolienne de 100 MW dans la province nord du Cap.

Dans le cadre de la lutte contre les gaz à effets de serre…

L’Afrique du Sud compte parmi les principaux émetteurs de gaz à effet de serre, du fait de la prépondérance du charbon dans son bilan énergétique, de la faible efficacité énergétique dans l’industrie, l’habitat et les transports et du faible coût de l’électricité, qui n’incite pas à l’économie.

La construction de cette ferme éolienne de 100 MW, qui produira environ 280 GWh d’énergie électrique par an, permettra d’économiser chaque année 250.000 tonnes de CO2 et viendra renforcer la sécurité de l’alimentation électrique de la région du Cap. Par sa taille et sa forte valeur d’exemplarité, ce projet permettra au gouvernement sud africain et à Eskom, l’opérateur national du secteur, de démontrer leur engagement dans la lutte contre les gaz à effet de serre et la promotion des énergies renouvelables.


Source : article diffusé dans la Lettre d’information de l’AFD de décembre 2007.

René Massé