Tunisie : séchage solaire du phosphate

Durant sa première année de réalisation, le projet de séchage solaire du phosphate a permis à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) d’économiser 3 200 tonnes équivalent pétrole (Tep) soit une valeur de 1 million de dinars, ce qui représente 20 pc du coût de séchage industriel du phosphate.

Le séchage solaire du phosphate a été mis en service au début de l’année 2007. Quelque 200 mille tonnes de phosphate ont été, ainsi, séchés naturellement dans les centres de Mdhila, Moularès et Métlaoui, en 2007 et 300 mille tonnes, en 2008.

Sur les neuf premiers mois de 2008, l’acquisition de nouveaux équipements a permis d’économiser la somme de 1 million 500 mille dinars.

Ce projet, dont la période de réalisation s’étale jusqu’en 2009, ambitionne d’atteindre une production annuelle de 700 mille tonnes de phosphate séché naturellement ce qui représente la moitié de la production actuelle des unités de séchage industriel de la compagnie.

En évitant l’émission de plus de 15 000 tonnes de dioxyde de carbone, l’impact environnemental de ce projet est très significatif également.

La CPG envisage d’autres projets de maitrise de l’énergie : ainsi, elle a commencé depuis 2006 à remplacer ses machines électriques par des machines permettant une économie d’énergie de 5%. La Compagnie consomme, annuellement, entre 75 mille et 80 mille Tep soit la valeur de 34 millions de dinars.


Source : un article publié sur le site de Development Export Consulting le 12 octobre 2008.

René Massé

Ethiopie : la compagnie éthiopienne d’électricité s’équipe de 120 éoliennes

L’installateur et fabricant français d’éoliennes Vergnet a signé un contrat avec la compagnie éthiopienne d’électricité (EEPCO) portant sur la fourniture et l’installation de 120 éoliennes GEV HP de 1 MW (mégawatts), pour un montant de 210 millions d’euros

Prévu sur trois ans, une première tranche de 30 unités sera installée en 2009, et donnera naissance à la plus importante centrale éolienne de l’Afrique subsaharienne.

Ce contrat, « le plus important jamais signé entre des entreprises françaises et éthiopiennes, s’inscrit dans le cadre de la politique énergétique de l’Ethiopie qui vise à répondre à la forte croissance de sa demande intérieure et à devenir, à terme, un pays exportateur d’électricité vers ses pays frontaliers », précise le communiqué de la société Vergnet vendredi 10 octobre 2008.

Vergnet est spécialisé dans les marchés dits « Farwind », caractérisés par des environnements contraignants (zone d’accès difficiles ou cycloniques) où l’électricité est principalement produite à partir du pétrole et qui concernent plus de 130 pays et 1,5 milliard de personnes, selon le communiqué.


Source : article publié sur la site de Romandie News le 10 octobre 2008.

René Massé

Banque mondiale : bâtir des partenariats public-privé pour investir dans les infrastructures

Madame Obiageli Ezekwesili, vice-présidente de la Région Afrique de la Banque mondiale a déclaré : « Les transports, les télécommunications, et les ports sont autant de domaines où l’Afrique enregistre un déficit énorme en infrastructures, mais ce déficit n’est nulle part plus patent que dans le secteur de l’électricité ».

« L’Afrique a des besoins pressants en matière d’infrastructures », a déclaré Obiageli Ezekwesili à l’attention des participants à la 3e rencontre annuelle États-Unis-Afrique organisée du 6 au 8 octobre 2008 par le Corporate Council on Africa, un organisme à but non lucratif basé à Washington.

A l’heure actuelle, 47 pays d’Afrique sub-saharienne— avec une population totale de 600 millions d’habitants—ont ensemble une capacité de production d’électricité équivalente à celle de l’Argentine, un pays à revenu intermédiaire avec une population de 30 millions d’habitants, soit vingt fois moins que le sous-continent.

Le niveau actuel de la production d’électricité en Afrique ne permet d’éclairer qu’une ampoule par personne pendant seulement trois heures chaque jour. « Pourtant, l’électricité est au cœur de l’activité économique », a déploré Obiageli Ezekwesili.

Cette réalité économique a conduit certains pays, notamment le Cap-Vert, la Tanzanie et l’Ouganda, à utiliser leurs fonds de pension pour investir dans les infrastructures de développement. Mais malgré leur bonne volonté, ces pays restent néanmoins confrontés à des écarts de financement, ce qui leur permet d’entreprendre seulement un nombre limité de projets.

Obiageli Ezekwesili préconise de mettre l’accent sur des initiatives sous-régionales pour que les coûts de financement soient répartis entre plusieurs pays, une approche qui fait son bout de chemin sur le continent africain.

Mettant l’accent sur les partenariats public-privé, Obiageli Ezekwesili a pris en exemple le projet d’énergie hydraulique de Bujagali en Ouganda. Avec une capacité envisagée à 250 mégawatts, Bujagali est co-financé par l’État ougandais, des entreprises privées, et un consortium des bailleurs de fonds, dont la Banque mondiale.

« L’Afrique devient de plus en plus attrayante comme une destination d’investissements », a renchéri Robert Mosbacher, PDG de l’OPIC, un organisme du gouvernement américain qui facilite les investissements à l’étranger.

Assistaient également à la conférence, un officiel de la Banque africaine de développement (BAD), ainsi que le président de la Banque américaine de l’import-export (Exim).


Source : article publié le 9 octobre 2008 sur la site de la Banque mondiale.

René Massé