Sri Lanka : Fédération des Groupements de consommateurs d’hydroélectricité

Au Sri Lanka, les Groupements de consommateurs d’hydroélectricité se sont regroupés en une Fédération pour mieux autogérer leurs entreprises villageoises d’hydroélectricité.

Il existe au Sri Lanka plus de 130 exploitations villageoises hydroélectriques autogérées par ses clients. Une ONG, Energy Forum est parvenue à regrouper dans une Fédération nationale ses représentants pour améliorer les performances d’exploitation par des échanges et mutualisation.

Energy Forum, une ONG Sri Lankaise

Energy Forum est une ONG qui anime un réseau d’organisations privées, publiques et de la société civile du Sri Lanka, avec pour objectif de créer un environnement propice au développement de l’énergie renouvelable, l’efficacité énergétique. Energy Forum se bat pour améliorer l’accès des communautés à des services d’énergie durable et viables et à des options favorisant l’amélioration de la qualité de vie.

Fédération de Groupements de Consommateurs d’Electricité (FGCE)

Un des acquis importants de Energy Forum a été la mise en place de la Fédération de Groupements de Consommateurs d’Electricité (FGCE).

Cette fédération rassemble des groupements de clients d’installations décentralisées hydroélectriques réparties à travers tout le territoire du Sri Lanka. Dix mille deux cent cinquante familles ont accès à l’électricité à partir de ces installations, ce qui représente environ 51 000 personnes. Ce réseau compte plus de 130 groupes de consommateurs comme membres actifs ; son comité exécutif réunit 12 membres représentant 6 districts en Sabaragawuma, les provinces du Sud et Uva, 4 élus provinciaux à l’énergie, et 2 experts au niveau national.

La Fédération de Groupements de Consommateurs d’Electricité a été conçue pour venir en aide aux Groupements de Consommateurs d’Electricité afin qu’ils surmontent ensemble les difficultés qu’ils rencontrent dans l’entretien des installations hydrauliques, et plus particulièrement afin de leur apporter assistance et orientations pratiques.

Un bilan très encourageant

Le bilan des activités de la FGCE se présente comme suit :

  • Restauration avec succès de 16 projets endormis ou abandonnés ;
  • 27 groupes ont lancé des activités économiques grâce au surplus d’énergie produite par leur centrale hydroélectrique pendant la journée ;
  • 97 groupes ont acquis des compétences dans la production de poteaux en béton armé et ont travaillé en coordination avec le Conseil Provincial de Sabaragamuwa. Actuellement, les groupements fournissent environ 40 000 poteaux par an, ce qui aide aussi à prévenir la coupe des arbres qui auraient sinon servi pour des poteaux électriques.
  • La Fédération a aussi fourni un service vital à la communauté et au secteur entier de l’énergie alternative, en entretenant une base de données concernant des détails sur ses groupes sur toute l’île.

Pour plus d’information sur Energy Forum, consulter leur site en anglais à l’adresse : http://www.efsl.lk/


Source : un article en anglais publié sur le site de GVEP International intitulé « Interview avec Madame Wathsala Herath, Responsable Administration au sein d’ Energy Forum »

René Massé

Biocarburants : La seconde génération ne concurrencera pas la filière alimentaire

« La biomasse est la seule alternative renouvelable aux hydrocarbures pour produire des carburants liquides adaptés aux véhicules actuels. La seconde génération de biocarburants sera thermochimique ». C’est le credo du Commissariat à l’Energie Atomique français, qui a développé des moyens d’essais uniques en France.

Objectif : dégrader la plante entière pour produire des biocarburants de seconde génération, là où les biocarburants actuels n’utilisent qu’une partie de la plante (blé, soja, mas, canne à sucre…).

 » Nous travaillons depuis plusieurs années sur la gazéification de la biomasse, explique Sylvie Rougé, chef de projet biomasse à la Direction de l’énergie nucléaire (Grenoble). La voie de valorisation – dite thermochimique – sans concurrencer la filière alimentaire, nous semble la plus robuste et accepte une grande variété de ressources : produits forestiers, plantes agricoles, cultures dédiées ou même déchets ménagers  » .

A l’instar de la gazéification du charbon, exploitée depuis la Seconde Guerre mondiale pour produire du carburant à partir du charbon, celle de la biomasse consiste à chauffer la ressource à haute température. « Notre procédé de référence met en oeuvre un prétraitement thermique par pyrolyse ou torréfaction (entre 250 et 700°C), qui facilite le broyage ultérieur de la biomasse sous forme de poudre d’environ 200 microns, explique Sylvie Rougé. Cette poudre alimente ensuite un réacteur à flux entrané qui la transforme en moins de 2 secondes en gaz de synthèse (entre 1200 et 1400°C), un mélange de monoxyde de carbone et d’hydrogène, à partir duquel on peut synthétiser le biocarburant par des procédés chimiques. »

Plus de 100 tonnes de biomasse par heure

L’intérêt de cette solution, à haute température, est de limiter la production de matières secondaires, tels que le méthane, les goudrons et hydrocarbures légers, qui nécessitent un traitement de purification, comme l' »étage haute température » développé dans la gazéification par lit fluidisé, l’autre technologie étudiée au CEA.

Des recherches sont aussi menées sur le site de Cadarache pour améliorer les rendements en apportant une énergie externe : une technologie innovante de gazéification mettant en œuvre un plasma (torche à plasma ou arc électrique). « A terme, nous visons des unités de production de 200 000 tonnes de carburants BtL (Biomass to Liquid) par an, soit plus de 100 tonnes de biomasse par heure en entrée, précise Sylvie Rougé. Pour l’instant, nos réacteurs pilotes traitent quelques kilogrammes par heure… Mais ils sont parmi les plus gros moyens d’étude dédiés à la voie thermochimique en France ».

Une plateforme de développement est en projet avec plusieurs partenaires de recherche et industriels : le débit de biomasse visé en entrée est de 500 kg à 1 tonne par heure (t/h). Par ailleurs, un pilote de démonstration de 10 t/h devrait voir le jour d’ici à 2010 à Bure-Saudron (Meuse et Haute-Marne) dans le cadre d’un programme d’accompagnement économique de la Région.


Source : un article paru en juin 2008 dans CEA Techno(s) no 89 et diffusé en ligne sur cette page du site de CEA Techno.

René Massé

Côte d’Ivoire : le ministre de l’Energie appelle à la prudence vis à vis de la culture de Jatropha

Le ministre des Mines et de l’énergie, M. Emmanuel-Léon Monnet a appelé au début du mois de juillet 2008 les Ivoiriens à s’engager prudemment dans la production de la Jatropha, une plante considéré
comme un carburant alternatif, face à la flambée du prix du pétrole.

M. Emmanuel-Léon Monnet a révélé que, depuis un certains temps, la télévision nationale sert de canal à de nombreuses personnes ou structures pour des appels à la culture du Jatropha comme
source de bio-carburant. Et cela, alors même que le ministère des mines et de l’énergie n’est pas associé.

Aussi, le ministre des mines appelle-t-il les Ivoiriens à faire attention et à s’engager dans la culture du Jatropha avec la prudence.


Source : un article de Théodore Kouadio, diffusé le 7 juillet 2008 dans Fraternité Matin (Abidjan)

René Massé