Sénégal : une ligne de crédit de la Kfw pour aider les ménages à acquérir des systèmes solaire

Le groupe bancaire allemand Kfw va mettre en ligne sur Internet un système de crédit pour aider les ménages sénégalais à autofinancer l’acquisition d’un système photovoltaïque.

Pressé comme tout autre pays non producteur de pétrole par la flambée du baril qui a atteint 114 US$, le Sénégal accentue sa recherche de financement pour développer les énergies renouvelables. Son ambition est d’arriver à 20 % d’énergie renouvelable dans le bilan énergétique national d’ici 2020.

En marge de la Conférence internationale sur les énergies renouvelables en Afrique (Ciera) ouvert le mercredi 16 avril 2008 à Dakar, le ministre de l’Energie, M. Samuel Ameth Sarr, a annoncé que la coopération allemande (Kfw) allait mettre en place une ligne de crédit dans toutes les institutions financières à l’instar de qui se fait en l’Allemagne déjà, dans le but « d’aider les ménages à s’autofinancer en solaire ».

Le ministre de l’Energie avance que les discussions sont très avancées avec la Kfw, sur la base d’« une ligne de crédit destinée à tous les consommateurs d’électricité, pour leur permettre d’investir sur le solaire sans qu’ils n’aient rien à débourser… ». « Il y aura un impact sur la consommation énergétique globale du pays qui va baisser… ».

Le ministre de l’énergie inscrit ce projet dans un effort global pour arriver à 20 % d’énergie renouvelable d’ici 2020. « Nous avons des projets concrets de 7,5 MW à Ziguinchor avec une entreprise allemande et le Conseil régional de la ville. Nous avons 15 MW d’éolienne à Saint-Louis qui sont en train d’être mis en œuvre : les études du gisement éolien ont déjà été réalisées avec le soutien financier de l’Agence française de développement. Nous avons un projet de 50 MW entre Potou et Kayar. Ce sont des actions concrètes pour sortir de la tyrannie du pétrole ».

Une loi d’orientation sur le secteur des énergies renouvelables en préparation

Le ministre de l’énergie a annoncé que d’ici décembre 2008, une loi d’orientation sur le secteur des énergies renouvelables sera soumise à l’approbation des députés. « En collaboration avec le ministère des biocarburants et des énergies renouvelables et avec l’appui financier de l’Afd et de la Gtz, nous sommes en train de finaliser cette loi ».


Source : un article de M. Bakary DABO, publié le 17 avril 2008 sur le site de Sudonline.sn

Elhadji SYLLA, ASER, René Massé

Sénégal : Conférence internationale sur les énergies renouvelables pour le développement en Afrique

Cette conférence internationale se déroulera à Dakar du 16 au 18 avril 2008. Elle est organisée communément par le gouvernement du Sénégal, l’Union africaine (Ua), la Coopération technique allemande (Gtz) et l’Organisation des nations-unies pour le développement industriel (Onudi).

La conférence s’intéressera plus particulièrement aux aspects politiques, industriels et financiers du secteur des énergies renouvelables en Afrique, avec pour objectif d’identifier les obstacles à la relance du marché des énergies renouvelables.

Comment développer le marché des énergies renouvelables en Afrique ? Comment lever le paradoxe que nous observons tous : un continent aux ressources énergétiques surabondantes et des économies nationales qui manquent si cruellement d’énergie. Comment en un mot répondre au défis énergétique du continent africain ? Ces questions animeront les échanges de ces trois journées.

La conférence réunira des représentants de gouvernements, d’organisations internationales, d’institutions financières et du secteur privé, suffisamment représentatif pour instaurer un leadership visible et un engagement ferme.

Ces responsables présents analyseront les projets entrepris pour stimuler le développement des marchés des énergies renouvelables et tenteront de comprendre pourquoi ils demeurent malgré tout largement sous-développés.

Ils étudieront une stratégie commune pour lever les goulots d’étranglement qui nuisent au développement de ces marchés des énergies renouvelables, en particulier en :

  • Identifiant les cadres politiques et réglementaires qui stimuleraient le développement des énergies renouvelables,
  • Identifiant les besoins des facilitateurs et des acteurs des marchés des énergies renouvelables en Afrique,
  • Identifiant les principaux freins aux financements de projets en énergies renouvelables.

Les deux premiers jours de la conférence seront consacrés aux discussions techniques : l’objectif est de partager les expériences et d’étudier les facteurs de succès. Le troisième jour sera réservé à un dialogue de niveau élevé pour, à partir d’un diagnostic des problèmes énergétiques du continent, parvenir à augmenter l’utilisation des technologies d’énergies renouvelables en Afrique et à augmenter sa compétitivité industrielle.



Pour plus d’information sur cette conférence, voir cette page en anglais du site de l’ONUDI.

René Massé

Zambie : une centrale hydroélectrique construite par les Chinois

L’entreprise chinoise Syno-Hydro Corporation of China a signé mardi 20 novembre 2007 un accord de 243 millions de dollars pour construire une nouvelle centrale hydroélectrique en Zambie.

Cette entreprise va construire la centrale de Kariba sur le fleuve Zambèze, à environ 225 km au sud de Lusaka, a déclaré M. Rodnie Sisala, directeur de la compagnie d’électricité zambienne (Zesco).

M. Rodnie Sisala a précisé que ce projet visait à compléter une centrale existante. « Ce sera une unité de 350 mégawatts de capacité. La construction débutera au début de l’année 2008 ».

Le projet sera essentiellement financé par un prêt de la Banque chinoise d’import-export à hauteur de 85%, le reste étant assuré par d’autres sources de financement non précisées.

Le ministre de l’Energie, M. Kenneth Konga, a estimé que ce projet représentait un progrès significatif pour la production d’énergie en Zambie, confrontée ces derniers mois à d’inhabituelles pannes de courant. « Tenant compte de la croissance rapide de la demande en électricité et du déficit anticipé, le pays se hâte de générer de nouvelles sources de production », a-t-il déclaré.


Source : article diffusé le 20 novembre 2007 sur le site de Romandie News.

René Massé

Vietnam : Alstom Hydro va construire la plus grande centrale hydroélectrique d’Asie du sud-est

Alstom Hydro, la coentreprise d’Alstom et de Bouygues, va fournir au producteur d’électricité public Electricité du Vietnam (EVN) l’ensemble des équipements électro-mécaniques destinés à la plus grande centrale hydroélectrique d’Asie du Sud Est à Son La.

Le contrat a été signé au début octobre 2007 à Paris par M. Philippe Cochet, Président d’Alstom Hydro, et M. Pham Le Thanh, Président-Directeur Général d’EVN, en présence des Premiers Ministres vietnamien et français Nguyen Tan Dung et François Fillon, ainsi que de M. Martin Bouygues, Président-Directeur Général de Bouygues, et de M. Patrick Kron, Président-Directeur Général d’Alstom.

Cette centrale sera située sur la rivière Da, dans la province de Son La, à 340 kilomètres au nord-ouest d’Hanoi. La capacité prévue est de 2 400 MW. Le contrat signé porte sur un montant de 190 millions d’Euros.

Alstom Hydro va réaliser la conception, l’ingénierie, la fabrication et la livraison de six turbines Francis de 400 MW chacune et de leurs alternateurs, ainsi que du contrôle-commande et des équipements associés. Alstom Hydro sera également responsable de la formation et de la supervision des opérations d’installation, de test et de mise en service, cette dernière devant intervenir entre 2010 et 2012.

Une fois achevée, la centrale hydroélectrique de Son La doit produire environ 10 milliards de kWh par an, soit une part très significative des besoins en énergie du pays.

Alstom Hydro a déjà fourni les équipements de cinq centrales hydroélectriques réparties dans différentes régions du Vietnam.


Source : un article diffusé le 1er octobre 2007 sur le site Challenges.fr.

René Massé

Le Mozambique rachète au Portugal l’un des plus grands barrages d’Afrique

Le barrage mozambicain hydroélectrique de Cahora Bassa (HCB), l’un des plus grands d’Afrique avec Assouan en Egypte et jusque là géré par l’ancienne puissance coloniale portugaise, est passé sous contrôle des autorités de Maputo à la fin du mois de novembre 2007.

Construit entre 1969 et 1975, mais paralysé pendant la guerre civile (1976-92), puis remis en état, HCB est le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique par l’importance de ses infrastructures et le deuxième après Assouan par la superficie de son lac artificiel (2.700 km2).

Un barrage a vocation régionale

« Avec une capacité de production de plus de 2.000 mégawatts, Cahora Bassa est important pour le développement d’une énergie propre, écologique, non seulement au Mozambique, mais aussi dans une grande partie de l’Afrique australe », a déclaré le porte-parole du gouvernement, M. Luis Covane.

« Nous espérons aussi augmenter les bénéfices de la vente de l’électricité de ce barrage en exportant vers le Malawi et la Zambie, outre nos acheteurs traditionnels que sont déjà l’Afrique du Sud et le Zimbabwe », a ajouté le président Guebuza.

Une longue négociation pour aboutir à cet accord de transaction

Le 30 octobre 2006, un accord de transaction a été conclu pour transférer la propriété de ce barrage du Portugal vers le Mozambique. Il prévoit le règlement par le gouvernement mozambicain de 950 millions de dollars pour l’achat des 82% des actions détenues par l’Etat portugais. Maputo a versé 250 millions de dollars lors de la signature de l’accord et devait régler la somme restante dans un délai de 14 mois. Pour obtenir ce financement, le Mozambique avait lancé un appel de fonds international, en coordination avec la Banque mondiale et les clients de HCB (Electricité du Mozambique, Eskom et Southern African Power Pool d’Afrique du Sud, et ZEZA du Zimbabwe). Cet appel a été remporté par un consortium franco-portugais constitué par des banques d’investissements Calyon et BPI, qui assure donc le paiement de la dernière tranche permettant au Mozambique de détenir désormais 85% du capital de Cahora Bassa, le Portugal conservant une participation de 15%. Le 30 octobre 2007, le gouvernement a pu notifier au Portugal avoir réuni la somme nécessaire à la conclusion de la transaction.

La prise de contrôle de ce barrage va rapporter au Mozambique plus de 150 millions de dollars par an. « Avec ces 150 millions de dollars par an, nous allons payer sur quinze ans l’emprunt de 700 millions de dollars contracté auprès du consortium banquier franco-portugais Calyon/BPI pour acheter la part de capital détenu par la partie portugaise », a déclaré à l’AFP le ministre de l’Energie, M. Salvador Namburete.


Source : un article diffusé le 27 novembre 2007 sur le site de Romandie News.

René Massé

La lettre du Riaed n°17

A la Une

Energie et genre. Dossier spécial réalisé à l’occasion de la Journée internationale de la femme du 8 mars.

Actualités

Cameroun : l’Union européenne soutient un projet d’électrification rurale. L’Union européenne (UE) s’est engagée le mardi 8 mars 2008 à cofinancer, à hauteur de 7,5 milliards de francs CFA, un projet d’électrification rurale des provinces du Sud-Ouest et de l’extrême Nord.

Angola : construction d’un barrage hydroélectrique à Uige. Un barrage hydroélectrique dénommé « Luquixi 2 » sera construit en 2008 dans la province de Uíge, a annoncé mardi 11 mars 2008 à l’Angop M. Sebastião da Silva, directeur de l’Entreprise nationale d’électricité.

Mauritanie : Beled Teyeb, première localité électrifiée du projet d’électrification de 130 communes avec l’énergie solaire. C’est dans cette localité que le ministre de l’Hydraulique, de l’Energie et des Technologies de l’Information et de la Communication, M. Oumar Ould Yali, a supervisé, jeudi 6 mars 2008 le démarrage du projet d’électrification solaire mis en œuvre par l’Agence de développement de l’électrification rurale (ADER). Ce projet vise la fourniture de services électriques à 4 000 familles, réparties dans 130 communes.

France : l’ADEME lance une Charte et un portail web pour harmoniser les bonnes pratiques de Compensation volontaire des émissions de CO2. La compensation volontaire s’adresse à des acteurs qui ne sont pas soumis à une obligation vis-à-vis leurs émissions ou qui souhaitent aller au-delà de leurs obligations. En s’adressant à des organismes adhérant à cette Charte, les personnes et entreprises qui compensent volontairement leurs émissions de gaz à effet de serre auront une garantie de sérieux et de sécurité.

Cadre d’investissement pour les énergies propres (CEIF). Lors du Sommet qu’il a tenu en 2005 à Gleneagles, le G8 a demandé à la Banque mondiale, en collaboration avec les autres institutions financières internationales, d’établir une feuille de route pour permettre une accélération des investissements dans les énergies propres à l’intention des pays en développement

Un standard de certification pour la Compensation volontaire des gaz à effet de serre (rachat volontaire des émissions de CO2 liées à une activité). Ce standard devrait accélérer le développement du marché volontaire des unités de réduction d’émissions de carbone, lancé par des entreprises et sociétés anglo-saxonnes, principalement américaine, parallèlement au Mécanisme de Développement Propre, plus rigide. Ce marché est souvent mal connu des porteurs de projets dans les pays francophones d’Afrique.

Maroc : une loi pour promouvoir les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. >En mai 2007, un projet de loi est passé au Conseil de Gouvernement marocain pour promouvoir l’usage des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. La GTz a apporté un support actif pour l’élaboration de ce cadre politique adéquat.

Algérie : une centrale hybride solaire/gaz naturel de 150 MW. Un accord de coopération a été signé au début de 2008 entre l’Agence algérienne pour les énergies renouvelables (New Energy Algeria ou NEAL) et le Centre Helmholtz de recherche aérospatiale allemand (DLR) pour construire une centrale hybride solaire/gaz naturel de 150 MW. Elle est depuis en construction à 420 km au sud d’Alger, la capitale.

Sénégal : adjudication à l’One de la première concession d’électrification rurale dans le nord du pays. Dans le cadre de son programme national d’électrification rurale mis en œuvre par l’Agence sénégalaise d’Electrification rurale, le Sénégal a signé un contrat de concession avec l’Office nationale de l’électricité du Maroc qui s’engage à électrifier prés de 550 villages soit 360 000 habitants dans la région nord du Sénégal.

Tunisie : perspectives d’utilisation des énergies renouvelables dans le domaine agricole. >Atelier de travail sur l’utilisation de l’énergie éolienne, solaire et la biomasse dans l’agriculture.

République centrafricaine : Atelier de validation de l’avant projet de loi sur les biocarburants. Du 12 au 14 février 2008, se sont tenus dans la salle de conférence de Oubangui Hôtel, les travaux de l’Atelier de validation de l’avant-projet de Loi portant règlementation des Biocarburants en République Centrafricaine.

Lancement officiel de la Commission africaine de l’énergie (AFREC). L’Afrec a été inaugurée le 17 février 2008 à Alger, à l’issue d’une conférence des ministres de l’énergie du continent. Ce nouvel organisme de l’Union africaine se veut un organe de défense des intérêts des pays membres.

La Chine limite la transformation du maïs en biocarburant. La Chine continuera à développer du biocarburant à la condition d’assurer la sécurité alimentaire du pays, a déclaré M. Chen Deming, chef adjoint de la Commission nationale chinoise pour le Développement et la Réforme (CNDR). Entre 2001 et 2005, le volume de maïs utilisé pour le biocarburant a augmenté trois fois plus vite que la production annuelle (14% chaque année contre 4,2%).

Colloques, conférences, rencontres, forum…

Bénin : journée d’échanges sur les énergies renouvelables. Le Club Energie Bénin organise le vendredi 14 Mars 2008 à l’Institut Universitaire de Technologie de Lokossa, une journée d’échanges sur les énergies renouvelables à l’attention des étudiants en fin de cycle de Génie Mécanique et Energétique.

Ressources

Derniers documents (études, applications…) proposés en libre téléchargement :

Ouganda : évaluation de l’impact économique de la diffusion du fourneau amélioré dans les ménages. Etude d’impact et évaluation technico-économique d’un programme de diffusion de plus de 220 000 foyers améliorés, mis en œuvre avec la coopération allemande en Ouganda.

Publication de la Lettre Energie de la GTZ dédiée aux projets MDP. La GTZ vient de diffuser sa Newsletter n°8 de mars 2008, qui propose huit articles en anglais, pour la plupart dédiés à des projets MDP.

Energie domestique et santé : des combustibles pour vivre mieux. Cette publication de l’Organisation mondiale de la Santé présente un aperçu des effets néfastes sur la santé liés à l’utilisation des combustibles solides à l’intérieur de l’habitat et décrit des solutions visant à promouvoir la santé et le développement dans le contexte du défi des énergies domestiques. C’est par le biais d’approches novatrices et d’un investissement accru que le développement pourra être assuré tout en préservant des vies.

France : Charte de la compensation volontaire des émissions de gaz à effet de serre. Cette Charte établit des règles de bonnes pratiques d’une démarche de compensation volontaire des gaz à effet de serre, fondée sur la rigueur, tant en ce qui concerne l’évaluation des émissions à compenser et le choix des « unités carbone » retenues, que la transparence accompagnant l’ensemble des étapes de sa mise en œuvre, cohérente avec une priorité affirmée pour la réduction à la source des émissions.

Cuisson des aliments et biomasse Jean-François Rozis. Outils de diagnostic socio-énergétique

Four sucre de palme Cambodge technologie CLIP : description d’une technologie de combustion du bois performante au Cambodge.

Les dix documents les plus téléchargés ce dernier mois sont proposés par les articles suivants :

1.Microcentrale hydraulique (fiche de conception). Cette fiche technique présente de manière synthétique (9 pages) les différents éléments à prendre en compte pour concevoir, mettre en œuvre et gérer une installation de microhydroélectricité.

2.Mini-Grid design manual. Allen R. Inversin, National Rural Electric Cooperative association – Avril 2000 (anglais). Le Mini-Grid design manual étudie chapitre par chapitre les différentes étapes nécessaires à la réalisation d’un réseau allégé.

3.Sénégal : support de formation en énergies renouvelables, option systèmes hybrides (solaire / diesel). Document préparé pour les besoins d’un Atelier organisé par l’ASER dans les Îles du Saloum à Ndangane, du 24 au 28 septembre 2007.

4.Burkina Faso : standards de distribution d’énergie électrique par réseau aérien monophasé avec retour par la terre (SWER). Le premier réseau SWER du Burkina Faso a été mis en service le 8 février 2007 et pendant les dix premiers mois de tests, il n’a pas présenté d’anomalie particulière. Le Burkina Faso a donc décidé de promouvoir ce type de réseau à bas coût et ce document officiel en définit les standards de mise en œuvre.

5.Nouvelles approches pour l’électrification des bidonvilles. À travers l’analyse de 5 programmes d’électrification de bidonvilles, l’article présente les résultats et leçons à tirer de récentes et prometteuses approches dans ce domaine. Il met en particulier l’accent sur le rôle des femmes dans les projets d’électrification.

6.Support pédagogique pour la conception de l’éclairage électrique. Diaporama, véritable outil de conception et de dimensionnement d’un dispositif d’éclairage réalisé par Electriciens sans frontières.

7.Petites centrales hydroélectriques : guide technique pour la réalisation de projet. Le guide technique de la petite hydroélectricité, une référence en matière de petite hydroélectricité. Il est édité par l’ESHA.

8.Les biocarburants en Afrique. Présentation PowerPoint de 25 pages, rédigée par Marguerite Culot. Editée par l’Institut de coopération au développement économique et social (ICDES), en 2007.

9.Essais comparatifs de deux moteurs diesels, l’un alimenté à l’huile de palme et l’autre, au gasoil. >Ce document a été réalisé en juin 2006 par Gilles Deschepper. Il s’agit d’un rapport d’essais comparatifs de deux moteurs diesel identiques alimentés, l’un avec du gasoil et l’autre, avec de l’huile de palme.

10. Tanzanie : lancement du Projet de développement énergétique et d’élargissement de l’accès à l’énergie. La Tanzanie s’emploie à améliorer l’accès à l’énergie avec l’aide de la Banque mondiale et du Fonds pour l’environnement mondial. Outre des administrations publiques, 81 000 foyers ruraux et urbains supplémentaires seront ainsi alimentés en électricité.

Blogues du Riaed

Petit site dédié à un projet, une rencontre, une institution… pour présenter des connaissances et proposer des ressources en libre téléchargement. Voici un nouveau blogue mis en ligne en mars 2008 :

Biocarburants et développement rural au Sénégal Programme de promotion de la culture de Tabanani (Jatropha) dans le département de Foundiougne (Sénégal).

Annuaire du Riaed

Inscrivez vous en qualité d’expert, ou inscrivez votre entreprise / institution / projet, etc. dans l’annuaire du Riaed pour être facilement identifiable et joignable. Vous le ferez en ligne, en quelques minutes, à la page http://www.riaed.net/spip.php?breve6.

Vous pouvez aussi le faire en adhérant au réseau du Riaed, en qualité de membre, à la page http://www.riaed.net/spip.php?breve11 et en précisant à la fin votre souhait d’être aussi présenté publiquement dans l’annuaire (cocher la case ad hoc).

Opportunités de financement de projets

Commission européenne : programme pour le renforcement de capacités et pour les innovations en sciences et technologie. La Commission européenne prépare un prochain appel à propositions pour le second ou troisième trimestre 2008, qui portera sur des projets de renforcement de capacités et d’innovation dans les sciences et technologie dans les pays ACP et RAS.(09/01/2008)

Intelligent Energy Europe : 50 millions d’€uros pour le prochain appel à propositions de projets énergie. L’Agence exécutive pour la compétitivité et l’innovation (EACI), responsable de la mise en œuvre des programmes de Energy Europe Intelligent (EEI) prévoit de lancer un nouvel appel à propositions en février 2008.

Formation, stages, partenariat, bourse d’échanges

CEDEAO : module de formation « Comprendre les enjeux de l’Accès aux services énergétiques pour le développement ». Ce module de formation à l’attention des acteurs du niveau central vise à aider les partenaires sectoriels des pays de la CEDEAO à prendre la mesure des changements induits par le Livre Blanc Régional.

Burkina Faso : session de formation continue sur la « Gestion de l’éclairage public et des acrrefours à feux ». L’Institut international d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) organisera cette session de formation continue en août 2008, dans son Centre de formation continue (CEFOC).

Offre de stage de IED : planification et optimisation d’une petite centrale hydroélectrique pour l’électrification rurale dans les pays en développement. Offre parue sur le site de l’IED le 29 janvier 2008.

Programme de stages à la Banque mondiale pour 2008. Opportunités de stages à la Banque mondiale.

ADEME : appel à candidatures pour une formation par la recherche. Faite votre thèse avec l’ADEME en 2008.

Sites francophones sur l’énergie

Une liste de sites francophones et de réseaux sur l’énergie est proposée à la page http://www.riaed.net/spip.php?rubrique=34

Autres liens et réseaux

Une liste de sites anglophones et de réseaux internationaux sur l’énergie est proposée à la page http://www.riaed.net/spip.php?rubrique=35

Biogaz : un consortium de pays africains lance une Initiative pour promouvoir cette technologie en Afrique

Cette Initiative a été lancée lors de la Conférence intitulée “ Biogaz pour une vie meilleure ; une initiative africaine » qui s’est tenue à Nairobi (Kenya) du 20 au 22 mai 2007. Elle est supportée par la coopération hollandaise et s’inscrit dans l’objectif global très ambitieux : approvisionner en énergie renouvelable 10 millions de familles dans 25 pays africains d’ici 2015.

Cette Initiative a été initiée par un groupe de pays qui inclut le Bénin, l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya, le Mali, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal et l’Afrique du Sud ; elle est supportée par des agences de développement, des ONGs, et des bailleurs de fonds, avec en particulier la Hollande, la Finlande, l’Allemagne, la Norvège et la Fondation Shell.

Les partenaires hollandais, à savoir le Ministère des Affaires étrangères et les organisations de développement SNV et Hivos, coordonnent cette Initiative avec un petit groupe d’experts africains. Le premier programme national biogaz a déjà été lancé au Rwanda. D’autres programmes similaires vont suivre en Ethiopie et en Ouganda. Ces premiers programmes envisagent la construction de 50 000 biodigesteurs.

Des programmes de cette envergure existent déjà dans de nombreux pays dans le monde. SNV a acquis une expérience réussie dans de nombreux programmes similaires en Asie, en particulier au Népal et au Vietnam. Un biodigesteur fonctionne à l’échelle familiale, avec au minimum deux vaches ou quatre cochons. Les toilettes familiales peuvent aussi être connectées au biodigesteur. Un biodigesteur de cette taille produira l’énergie nécessaire pour un fourneau de cuisson et une lampe. En Asie, la construction d’un biodigesteur familial coûte de 300 à 400 €uros ; il est probable que le coût de construction en Afrique soit un peu plus élevé. Le temps de retour calculé sur l’économie de bois de feu sera de quelques années. Mais il faut compter avec les effets indirects du biogaz :

  • Les sous-produits du biodigesteur forment un bon engrais pour l’amendement des sols ;
  • Le biogaz est un combustible propre, à l’inverse du bois énergie ; des recherches financées par l’Organisation Mondiale pour la Santé ont démontré que 1,6 millions de personnes mourraient chaque année des effets néfastes de la fumée du bois de feu ;
  • Les programmes biogaz créent des emplois en zones rurales.

Source : un article publié sur le site de Biomass4africa

René Massé

Afrique de l’Ouest : l’Agence Sud Coréenne de Coopération internationale accorde 2,5 millions de dollars US à la CEDEAO pour une étude de faisabilité que conduira le WAPP

La South Korea Korean International Cooperation Agency (ICA) s’est engagée à financer une étude de faisabilité et les premières études conceptuelles pour la mise en place d’un Centre de Coordination et d’information (Information and Coordinate Centre – ICC), études que conduira pour la CEDEAO l’équipe du West African Power Pool (WAPP).

Sept des quinze pays membres, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Nigeria et le Togo bénéficient déjà de l’interconnexion de leurs réseaux nationaux, permettant aux pays excédentaires à fournir les pays déficitaires en énergie. A cela s’ajoute le système d’interconnexion qui relie le Mali et le Sénégal et transporte l’énergie produite dans la centrale hydroélectrique de Manantali.

Le secrétariat du WAPP prévoit de construire une ligne de transport le long de la cote pour renforcer la capacité de transport de l’électricité.


Source : un article publié dans Leadership (Abudja), le 18 décembre 2007.

René Massé

Bali : des décisions qui concernent le secteur de l’énergie

La Conférence de Bali a pris des décisions qui auront un impact important sur la conception et le financement de futurs projets dans le secteur de l’énergie, en particulier ; la mise en place du Fonds d’adaptation aux changements climatiques, la prise en compte des projets de lutte contre la déforestation et la dégradation des sols, les projets de transferts de technologies et les projets de capture et de stockage de carbone.

La conférence internationale sur le climat, qui s’est tenue à Bali du 3 au 14 décembre 2007, a réuni 190 pays : la « feuille de route de Bali », calendrier de négociations pour les deux prochaines années, a été adoptée. Elle permettra de poser les jalons d’un accord prolongeant le protocole de Kyoto qui arrive à échéance en 2012.

« Fonds d’adaptation »

La création d’un Fonds d’adaptation aux changements climatiques avait été décidée lors de la réunion de Kyoto pour aider les pays en développement à faire face aux impacts négatifs. La conférence de Bali a décidé de l’abonder par un prélèvement de 2% sur les Mécanismes de développement propre (MDP), qui permettent aux pays industrialisés de financer des projets énergétiques « propres » au sud pour alléger leur facture de gaz à effet de serre et respecter leurs objectifs de Kyoto. Selon l’ONU, il devrait atteindre 300 à 500 millions de dollars US entre 2009 et 2012.

La gestion du Fonds d’adaptation est confiée pour trois ans à un conseil d’administration de 16 membres créé au sein du Fonds pour l’environnement mondial (FEM, GEF en anglais), basé à Washington. Sa présidence d’un an sera tournante.

Déforestation et dégradation des sols

La conférence de Bali prend enfin en compte les émissions de GES dues à la déforestation et à la dégradation des sols, qui représentent 20% des émissions mondiales. Cette décision comble un vide de Kyoto et comble une forte attente des pays forestiers.

Elle encourage d’ici 2009 le lancement de projets pilotes pour lesquels un appel à contribution a été lancé.

Transferts de technologies

La conférence de Bali a initié des mécanismes de transfert de technologies qui permettront d’agir dans le cadre du futur régime post-2012. Elle a constitué un groupe international d’experts pour lancer un programme de travail sur le sujet et mettre en place des indicateurs de performance. Il reviendra aux pays d’évaluer leurs besoins et de les transmettre au FEM qui se chargera de définir des « programmes stratégiques ».

Capture et stockage de carbone (CCS)

Cette technologie encore expérimentale doit permettre d’endiguer une partie des émissions dues aux centrales à gaz ou à charbon. La conférence de Bali a demandé à son organe scientifique et technique (SBSTA) de rédiger pour la conférence de Poznan (Pologne) en décembre 2008 un rapport sur les possibilités d’intégrer les projets CCS aux MDP dans l’après-2012.

René Massé

Mauritanie : revue du programme régional solaire mis en œuvre par le CILSS au Sahel

Les activités de la deuxième phase du Programme régional solaire financé par la Commission européenne et conduit le Comité inter Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) ont été passés en revue par son Comité de pilotage lors d’une réunion tenue mardi 17 octobre 2007 à Nouakchott. Les perspectives du Solaire dans les pays membres du CILSS étaient au cœur de tous les échanges entre les experts de la sous-région sahélienne.

Le Programme régional solaire, dont la seconde phase a démarré le 15 mai 2002 pour s’achever le 31 décembre 2008, a pour objectif, d’améliorer les conditions de vie et de santé des populations des zones rurales.

La première phase exécutée de 1990 à 1998 avait permis l’installation de 610 systèmes de pompage pour l’approvisionnement en eau potable, de 16 systèmes de pompage pour l’expérimentation de la petite irrigation et de 650 systèmes communautaires pour l’éclairage et la réfrigération au bénéfice de plus de 2 millions de personnes du monde rural. L’enveloppe financière mobilisée à cet effet a été de 52 millions d’euros.

M. Issa Martin Bikienga a indiqué que le Programme régional solaire est le plus grand programme-phare du Comité inter États de lutte contre la sécheresse au Sahel dans ses États membres. Il contribue de façon significative à l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Après trois jours de débats, cette réunion devait trancher sur des sujets relatifs :

  • A la gestion des infrastructures relevant du Programme une fois celui-ci achevé,
  • Au rôle du secteur privé dans ce domaine et
  • Aux perspectives de l’énergie solaire dans les pays membres du CILSS.

Source : un article publié le 18 octobre 2007 sur le site Les nouvelles à travers la Chine et le Monde

René Massé