Ghana : la Bad finance un projet de renforcement des systèmes électriques

La Banque africaine pour le Développement et le gouvernement ghanéen ont signé le 4 mars 2008 à Tunis, un accord de prêt de 44,5 millions de US dollars, pour financer le projet de renforcement des systèmes électriques. L’objectif du projet est d’aider le pays à réduire les pertes d’électricité, d’améliorer la fiabilité de l’alimentation électrique et d’élargir l’accès à l’électricité pour les personnes vivant dans la région de Kumasi.

Le manque de fiabilité des approvisionnements en énergie est un obstacle majeur à la croissance économique du pays, entravant considérablement la réalisation de son objectif de devenir un pays à revenu intermédiaire avec un revenu par habitant de 1 000 dollars en 2015.

Le projet prévoit la construction d’une sous-station d’une capacité de 132 MVA et le renforcement d’une sous-station existante pour augmenter la quantité d’électricité pouvant être fournie à la Société d’électricité du Ghana à Kumasi par l’Autorité de la rivière Volta. Il s’inscrit dans le cadre d’un programme plus vaste, le programme de développement énergétique et d’accès à l’électricité du Ghana (GEDAP), financé par la Banque mondiale, le secrétariat suisse aux affaires économiques, la Facilité mondiale pour l’environnement et le gouvernement ghanéen.

Au terme du projet dans 5 ans, le GEDAP profitera à 135 000 ménages et entreprises.

M. Mandla Gantsho, vice-président de la Bad chargé de l’infrastructure a souligné que ce projet constitue la 4ème intervention du Groupe de la Bad dans le secteur énergétique du pays après la ligne de transmission Ghana-Côte d’Ivoire, le réseau électrique Brong-Ahafo et les projets d’interconnexion entre le Ghana, le Togo et le Bénin. Les deux premiers projets ont été achevés en 1984 et 1994 respectivement, et le troisième projet a été approuvé en avril 2007.

René Massé

Sénégal : signature du contrat de concession pour l’électrification rurale de la vallée du fleuve

L’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) et l’Office national de l’électricité du Maroc (One) ont procédé, le 29 mai, à la signature d’un contrat de la concession d’électrification rurale de Dagana-Podor-Matam. Il s’agit de la première des douze concessions prévues.

Près de 400 villages de la zone de Dagana-Podor-Saint Louis devront disposer des services de l’électrification rurale. Cette concession s’étend sur une superficie de 19 000 kilomètres carrés dont les besoins potentiels d’électrification concernent 490 localités rurales avec une population d’environ 350 000 habitants.

L’opérateur marocain a été retenu devant d’autres candidats comme l’Électricité de France (Edf), suite à un appel d’offres international sous le contrôle de l’institution de la Banque mondiale.

L’One, qui obtient sa première concession sur le plan international, dispose ainsi de l’exclusivité de la réalisation, de l’exploitation des installations et de la vente au détail de l’électricité dans les zones rurales de Saint-Louis, Dagana et Podor pour une durée de 25 ans.

L’Etat du Sénégal contribue pour 3 milliards de FCFA tandis que les Marocains s’engagent à investir 7 milliards en 3 ans pour fournir de l’électricité à près de 300 000 ménages, d’électrifier par raccordement au réseau moyenne tension 157 villages et d’électrifier 143 villages par système solaire photovoltaïque.

L’ONE s’engage également à électrifier toutes les infrastructures sanitaires et scolaires de la région de Saint-Louis, une unité privée de collecte et de stockage du lait et plusieurs stations de pompage.

Voir aussi :

> Agence sénégalaise d’électrification rurale

> Office national de l’électricité (ONE)

> Sénégal : adjudication à l’One de la première concession d’électrification rurale dans le nord du pays

Imedia

Maroc : Conférence des soumissionnaires pour la réalisation du parc éolien de Tarfaya

Le Palais des congrès à Laâyoune a abrité le 19 mars 2008 la première conférence des seize groupements soumissionnaires, préqualifiés pour la réalisation d’un parc éolien près de la ville de Tarfaya.

Organisée par l’Office national de l’électricité (ONE), cette conférence s’est déroulée en présence d’investisseurs et professionnels de l’éolien, locaux, nationaux et étrangers. Ce projet marque la volonté du Gouvernement de porter à horizon 2012 à 20% la part de production d’électricité à partir des énergies renouvelables.

Un programme de valorisation des énergies renouvelables

Ce projet renforcera la capacité de production d’électricité à partir des énergies renouvelables déjà en service, et qui comprend en particulier le parc éolien Abdelkhalek Torrès qui produit chaque année 200 millions de kWh, le parc éolien d’Amogdoul (60 MW) à Essaouira, le parc éolien de Tanger (140 MW), le complexe hydroélectrique de Tanafnit – El Borj (40 MW), la centrale thermo-solaire de Aïn Beni Mathar (470 MW), des turbines à gaz et groupes Ddiesel (400 MW), le parc éolien de Touahar, le programme Chourouk pour l’énergie solaire, les stations de transfert d’énergie par pompage de Abdelmoumen et de Tilougguit, et de nombreuses micro-centrales hydrauliques.

D’autres projets en énergies renouvelables inscrits dans le cadre de l’initiative baptisée « Initiative 1 000 MW éolien » ont été également lancés. Cette initiative consiste à développer une capacité éolienne de 1.000 MW d’ici 2012 dans l’objectif de renforcer la capacité de production de l’ONE tout en valorisant le potentiel éolien dont dispose le Maroc.

Le projet éolien à Tarfaya

M. Driss Ourraoui, directeur Environnement et Energies Renouvelables à l’ONE, a présenté le projet de construction du parc éolien à Tarfaya, qui fait partie des 14 sites répertoriés dans le cadre du projet de 1.000 MW.

Situé à 2 km au sud de la ville de Tarfaya, le parc éolien sera doté d’une puissance de 200 MW extensible à 300 MW. Sa mise en service est prévue pour 2010.

Le parc éolien de Tarfaya comprendra plusieurs installations, dont des aérogénérateurs d’une puissance nominale unitaire supérieure ou égale à 1.300 kW, munis de rotors à 3 pâles à axe horizontal, des mâts supports des aérogénérateurs, de type tubulaire, des appareils de contrôle, de commande, de mesure et de protection, des postes BT/MT des éoliennes, un poste élévateur en 225kV de raccordement au réseau national interconnecté, une installation météorologique, des pistes de desserte des aérogénérateurs internes au parc.

Cette rencontre a été marquée par une série d’interventions sur le cadre juridique régissant le domaine de développement des énergies éoliennes au Maroc et les perspectives de développement de ces énergies et leur impact sur le renforcement de la production électrique nationale et sur l’environnement.


Source : un article de M. Abdallah Darkaoui, publié le 20 mars 2008 sur le site du quotidien marocain Le Matin

René Massé

Maroc : la station d’épuration des eaux usées de Fès produira 50% de l’électricité dont elle a besoin

Les travaux de réalisation de la station d’épuration des eaux usées de Fès, qui nécessitera des investissements de 700 millions de dirhams, seront lancés dans les prochains mois, selon la Régie autonome intercommunale de distribution d’eau et d’électricité de Fès (Radeef).

Cette station sera opérationnelle en 2010. Elle permettra de traiter les eaux usées rejetées par les effluents urbains domestiques et industriels qui représentent 100.000 m3 par jour, soit 40% de la pollution totale du bassin de Sebou.

Le contexte environnemental

Avec 6 millions d’habitants, une surface de 40.000 km2 et une richesse hydrique importante constituée de 30% du potentiel national en eaux de surface et 20% en eaux profondes, Sebou est l’un des bassins les plus importants, mais aussi l’oued le plus pollué à l’échelle nationale.

La qualité de ses eaux, après réception des eaux usées de Fès, est considérée hors classe, ne devant servir à aucune utilisation, situation qui engendre d’ailleurs, des répercussions néfastes sur ce bassin et notamment sur les conditions d’irrigation, la santé, les conditions de potabilisation de l’eau et les conditions socio-économiques de la région, selon la même source.

La ville de Fès, principale agglomération sur le bassin de Sebou, génère de par sa population d’un million d’habitants et son parc industriel diversifié, une pollution conséquente qui engendre une panoplie de préjudices pour l’économie de la région.

Sur le plan sanitaire, la pollution de Oued Sebou est aussi à l’origine de nombreuses maladies hydriques dont souffrent les populations riveraines.

D’autres secteurs se trouvent aussi compromis notamment la potabilisation de l’eau, l’abreuvage des animaux et l’irrigation (Moyen Sebou).

Selon une étude de l’agence française de développement (AFD), les pertes économiques annuelles dues à cette pollution se chiffrent à plus de 200 MDH.

Le projet

S’inscrivant dans le cadre du grand projet intégré de dépollution du bassin de Sebou, cette station est considérée comme le projet environnemental le plus important à l’échelle régionale voire nationale.

Comprenant deux filières de traitement « eau et boues », cette station sera financée par des subventions de l’Etat (60 millions de DH), deux prêts de l’Agence française de développement (AFD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) pour un montant de 220 millions de DH chacun, en plus d’un autofinancement de l’ordre de 200 millions de DH.

La mise en service de cette station de grande envergure, qui adoptera un procédé innovant et performant à savoir les « boues activées », permettra l’abattement de la pollution à hauteur de 85%.

Les eaux épurées obtenues répondront bien aux normes nationales de rejets, et les eaux du Sebou (après confluence) seront de qualité nettement meilleure et pourront ainsi être réutilisées en irrigation restreinte et permettront aussi une potabilisation de l’eau dans des conditions meilleures.

Une particularité : une unité de cogénération de l’énergie électrique

La station a aussi une particularité environnementale importante du fait qu’elle abritera une unité de cogénération de l’énergie électrique à partir du biogaz issu des digesteurs, ce qui évitera les émissions du biogaz (Gaz à effet de serre) dans l’air et permettra ainsi au projet d’être éligible au Mécanisme de développement propre (MDP) dans le cadre du protocole de Kyoto pour la réduction des gaz à effet de serre.

L’énergie électrique obtenue à partir de cette unité de cogénération, servira en particulier à la couverture des besoins électriques de la station à hauteur de 50%.


Source : un article de M. Abdallah Darkaoui, publié le 28 mai 2008 sur le site de Le Matin.ma

René Massé

Niger : 2ème marché des énergies renouvelables au Sahel et en Afrique de l’Ouest

Le Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) organise le deuxième Marché des énergies renouvelables au Sahel et en Afrique de l’Ouest (MERS-AO) à Niamey, du 26 au 30 mai 2008

Organisé en collaboration avec le gouvernement du Niger et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), l’objectif du MERS-AO est de promouvoir des solutions durables aux difficultés de diffusion et d’utilisation des énergies renouvelables dans la sous-région.

Le MERS-AO regroupera les principaux acteurs concernés par le développement d’un marché sur les énergies renouvelables au Sahel et en Afrique de l’Ouest ; des opérateurs privés (entreprises, installateurs, producteurs de services, importateurs) spécialisés dans les filières photovoltaïque, éolienne et biomasse.

Une exposition d’équipements de valorisation des énergies renouvelables se tiendra au Palais des congrès de Niamey.

Deux ateliers thématiques se tiendront également sur l’accès aux services énergétiques : quelle place pour les énergies renouvelables ? Les biocombustibles : quels enjeux et quelle place pour la sous-région ?

René Massé

La lettre du Riaed n°18

A la Une

Formation aux métiers de l’électricité en Afrique

Enquête sur les besoins et l’offre de formation.Nous enquêtons sur les besoins et l’offre de formation de techniciens, techniciens supérieurs, ingénieurs de travaux et ingénieurs de conception dont les sociétés nationales d’électricité, les entreprises de travaux électriques, les concessionnaires d’électrification rurale … auront besoin dans les prochaines années.

Actualités

Afrique de l’Ouest : l’Agence Sud Coréenne de Coopération internationale accorde 2,5 millions de dollars US à la CEDEAO pour une étude de faisabilité que conduira le WAPP. La South Korea Korean International Cooperation Agency (ICA) s’est engagée à financer une étude de faisabilité et les premières études conceptuelles pour la mise en place d’un Centre de Coordination et d’information (Information and Coordinate Centre – ICC), études que conduira pour la CEDEAO l’équipe du West African Power Pool (WAPP).

Bali : des décisions qui concernent le secteur de l’énergie. La Conférence de Bali a pris des décisions qui auront un impact important sur la conception et le financement de futurs projets dans le secteur de l’énergie, en particulier ; la mise en place du Fonds d’adaptation aux changements climatiques, la prise en compte des projets de lutte contre la déforestation et la dégradation des sols, les projets de transferts de technologies et les projets de capture et de stockage de carbone.

Mauritanie : revue du programme régional solaire mis en œuvre par le CILSS au Sahel. Les activités de la deuxième phase du Programme régional solaire financé par la Commission européenne et conduit le Comité inter Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) ont été passés en revue par son Comité de pilotage lors d’une réunion tenue mardi 17 octobre 2007 à Nouakchott. Les perspectives du Solaire dans les pays membres du CILSS étaient au cœur de tous les échanges entre les experts de la sous-région sahélienne.

Togo : les ministres de l’énergie des pays membres de la CEDEAO en conclave à Lomé. A l’issue de cette réunion des ministres de l’énergie des pays de la CEDEAO (Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest), plusieurs décisions importantes ont été prises, en particulier la création d’une instance régionale de régulation du secteur de l’électricité, qui devra stimuler une commercialisation ouverte et transparente de l’électricité, l’adoption d’une stratégie d’urgence de plan de fourniture d’énergie. Des recommandations ont également été faites en vue de la mise en œuvre de la Politique Régionale d’Accès aux Services Energétiques des populations Rurales et Périurbaines qui comprennent un plan d’action, une stratégie de mise en œuvre basée sur la création d’une Agence Régionale d’Accès à l’Energie et un programme d’investissement.

Sénégal : pour rationaliser la consommation d’énergie, l’Etat met en place un programme d’économie et de maîtrise d’énergie. En conclave avec les DéputéS à Saly dans le département de Mbour, le ministre sénégalais de l’énergie, M. Samuel Sarr, a décliné les axes de son programme pour faire face la crise énergétique du pays.

Niger : élaboration du programme de Référence d’Accès aux services énergétiques modernes (PRASE). PRASE permettra d’atteindre les objectifs définis dans le « Livre Blanc » de la CEDEAO et de l’UEMOA, adopté par les chefs d’état des pays membres en janvier 2006. Il contribuera fortement à la réalisation des OMD définis à l’horizon 2015.

Sénégal : le groupe cimentier VICAT investit 100 milliards de FCFA pour renforcer ses acticités et développer le secteur de l’énergie. Pour renforcer la capacité de production de SOCOCIM, le groupe VICAT investit plus 100 milliards de francs CFA. Cet investissement permettra d’accroître la production de ciment, mais aussi la construction d’une seconde centrale électrique.

Maroc : le groupe Théolia, une société européenne de production d’énergie renouvelable, s’installe au MarocTheolia, groupe français de production d’électricité à partir d’énergie renouvelable a choisi le Maroc comme plate-forme pour le développement de ses activités dans le secteur de l’éolien. Il a décidé d’installer à Casablanca une sous-holding dédiée aux pays émergents ’’Theolia Emerging Markets’’ (TEM) qui pilotera des succursales en Inde, au Brésil et en Afrique subsaharienne. Le groupe ambitionne d’atteindre dans ces pays une capacité globale de 600 MW à horizon 2011.

Europe : le biogaz intéresse de plus en plus les pays de l’Union Européenne, comme aussi les biocarburants. La 7e édition du baromètre EurObserv’ER des énergies renouvelables fait l’état des lieux des filières bioénergies d’origine agricole en France et en Europe et analyse les perspectives pour le monde agricole. Il en ressort que le biogaz se développe fortement, partout où des potentiels peuvent encore être valorisés et que les consommations de biocarburant augmentent très rapidement.

Burkina Faso : travaux préparatoires de l’UPDEA pour résoudre les crises énergétiques en Afrique. Le comité scientifique de l’Union des Producteurs Transformateurs et Distributeurs d’Energies Electriques d’Afrique (UPDEA) s’est réuni du 12 au 14 Mars 2008 à Ouagadougou pour préparer son XVIe Congrès, prévu en juin à Nairobi (Kenya). Les travaux ont portés essentiellement sur l’étude des moyens pour sortir le secteur électrique africain de la crise actuelle.

Sénégal : contribution de la filière biocarburant au développement local. Ce projet de production d’huile brute de tabanani (Jatropha) dans le département de Foundiougne au Sénégal vise une maîtrise par les acteurs ruraux du développement de la filière des biocarburants : c’est une condition essentielle pour qu’elle contribue de façon intensive et durable au développement local. Ce projet est conçu comme un partenariat entre la société Performances et six conseils ruraux, des organisations de producteurs et des associations de femmes.

Afrique du Sud : l’AFD apportera 100 millions d’euros pour la construction d’une ferme éolienne de 100 MW. C’est une des conventions signées par l’AFD et ses partenaires à l’occasion de la visite officielle du Président français en Afrique du Sud les 28 et 29 février 2008.

Colloques, conférences, rencontres, forum…

Bénin : journée d’échanges sur les énergies renouvelables. Le Club Energie Bénin organise le vendredi 14 Mars 2008 à l’Institut Universitaire de Technologie de Lokossa, une journée d’échanges sur les énergies renouvelables à l’attention des étudiants en fin de cycle de Génie Mécanique et Energétique.

Sénégal : Conférence internationale sur les énergies renouvelables pour le développement en Afrique. Cette conférence internationale se déroulera à Dakar du 16 au 18 avril 2008. Elle est organisée communément par le gouvernement du Sénégal, l’Union africaine (Ua), la Coopération technique allemande (Gtz) et l’Organisation des nations-unies pour le développement industriel (Onudi).

Mali : rencontre des agences et structures nationales francophones responsables de l’électrification rurale. La rencontre annuelle du Club-ER se tiendra à Bamako du 8 au 12 avril 2008, grâce à un appui de la Facilité Energie de l’Union Européenne et au soutien renouvelé de l’ADEME et de l’OIF/IEPF. Le Club des Agences et Structures nationales en charge de l’électrification rurale (CLUB-ER) regroupe désormais une vingtaine d’institutions francophones d’Afrique.

Ressources

Derniers documents (études, applications…) proposés en libre téléchargement :

Kenya : UNIDO met en place des kiosques énergétiques dans les zones rurales. Dans le cadre de sa politique de recentrage sur l’énergie et l’environnement, UNIDO Kenya a introduit un nouveau concept pour apporter l’énergie à des communautés rurales non connectées, tout en s’attaquant au changement climatique. Les kiosques énergétiques sont décrits comme un « magasin tout en un », où les énergies renouvelables peuvent être utilisées à la fois pour des besoins de consommation et de production.

Cameroun : Plan d’action national Energie pour le réduction de la pauvreté – PANERP. Le Cameroun s’est doté d’un Plan d’action national pour accroître le niveau d’accès aux services énergétiques de base dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Ouganda : évaluation de l’impact économique de la diffusion du fourneau amélioré dans les ménages. Etude d’impact et évaluation technico-économique d’un programme de diffusion de plus de 220 000 foyers améliorés, mis en œuvre avec la coopération allemande en Ouganda.

Les dix documents les plus téléchargés ce dernier mois sont proposés par les articles suivants :

1. Microcentrale hydraulique (fiche de conception). Cette fiche technique présente de manière synthétique (9 pages) les différents éléments à prendre en compte pour concevoir, mettre en œuvre et gérer une installation de microhydroélectricité.

2. Sénégal : support de formation en énergies renouvelables, option systèmes hybrides (solaire / diesel). Document préparé pour les besoins d’un Atelier organisé par l’ASER dans les Îles du Saloum à Ndangane, du 24 au 28 septembre 2007.

3. Support pédagogique pour la conception de l’éclairage électrique. Diaporama, véritable outil de conception et de dimensionnement d’un dispositif d’éclairage réalisé par Electriciens sans frontières.

4. Nouvelles approches pour l’électrification des bidonvilles. À travers l’analyse de 5 programmes d’électrification de bidonvilles, l’article présente les résultats et leçons à tirer de récentes et prometteuses approches dans ce domaine. Il met en particulier l’accent sur le rôle des femmes dans les projets d’électrification.

5. Essais comparatifs de deux moteurs diesels, l’un alimenté à l’huile de palme et l’autre, au gasoil. Ce document a été réalisé en juin 2006 par Gilles Deschepper. Il s’agit d’un rapport d’essais comparatifs de deux moteurs diesel identiques alimentés, l’un avec du gasoil et l’autre, avec de l’huile de palme.

6. Burkina Faso : standards de distribution d’énergie électrique par réseau aérien monophasé avec retour par la terre (SWER). Le premier réseau SWER du Burkina Faso a été mis en service le 8 février 2007 et pendant les dix premiers mois de tests, il n’a pas présenté d’anomalie particulière. Le Burkina Faso a donc décidé de promouvoir ce type de réseau à bas coût et ce document officiel en définit les standards de mise en œuvre.

7. Mini-Grid design manual. Allen R. Inversin, National Rural Electric Cooperative association – Avril 2000 (anglais). Le Mini-Grid design manual étudie chapitre par chapitre les différentes étapes nécessaires à la réalisation d’un réseau allégé.

8. Les biocarburants en Afrique. Présentation PowerPoint de 25 pages, rédigée par Marguerite Culot. Editée par l’Institut de coopération au développement économique et social (ICDES), en 2007.

9. Petites centrales hydroélectriques : guide technique pour la réalisation de projet. Le guide technique de la petite hydroélectricité, une référence en matière de petite hydroélectricité. Il est édité par l’ESHA.

10. Tanzanie : lancement du Projet de développement énergétique et d’élargissement de l’accès à l’énergie. La Tanzanie s’emploie à améliorer l’accès à l’énergie avec l’aide de la Banque mondiale et du Fonds pour l’environnement mondial. Outre des administrations publiques, 81 000 foyers ruraux et urbains supplémentaires seront ainsi alimentés en électricité.

Blogues du Riaed

Petit site dédié à un projet, une rencontre, une institution… pour présenter des connaissances et proposer des ressources en libre téléchargement. Voici un nouveau blogue mis en ligne en mars 2008 :

Biocarburants et développement rural au Sénégal – Programme de promotion de la culture de Tabanani (Jatropha) dans le département de Foundiougne (Sénégal).

Annuaire du Riaed

Inscrivez vous en qualité d’expert, ou inscrivez votre entreprise / institution / projet, etc. dans l’annuaire du Riaed pour être facilement identifiable et joignable. Vous le ferez en ligne, en quelques minutes, à la page http://www.riaed.net/spip.php?breve6.

Vous pouvez aussi le faire en adhérant au réseau du Riaed, en qualité de membre, à la page http://www.riaed.net/spip.php?breve11 et en précisant à la fin votre souhait d’être aussi présenté publiquement dans l’annuaire (cocher la case ad hoc).

Opportunités de financement de projets

Electricité d’Haïti cherche un expert en prépaiement. Le consultant sera chargé de la préparation des documents clefs et de la supervision de l’installation d’un système de prépaiement pour les clients de Electricité d’Haïti

Formation, stages, partenariat, bourse d’échanges

Offre d’emploi au Cambodge. Comin Khmere Co., Ltd. leader sur le marché de la génération et distribution électrique au Cambodge, recherche un directeur général pour sa filiale spécialisée dans les énergies renouvelables (vente, installation et maintenance d’équipement).

Formation en gestion de l’énergie. Offre de bourses de formation à la gestion de l’énergie pour les ressortissants des pays en développement.

Le Gret recherche un expert « junior confirmé » pour renforcer son équipe énergie

Sites francophones sur l’énergie

Une liste de sites francophones et de réseaux sur l’énergie est proposée à la page http://www.riaed.net/spip.php?rubrique=34

Autres liens et réseaux

Une liste de sites anglophones et de réseaux internationaux sur l’énergie est proposée à la page http://www.riaed.net/spip.php?rubrique=35

Ghana : une conférence pour éclairer l’Afrique

Cette réunion est organisée dans le cadre de la campagne « Eclairer l’Afrique » lancée en septembre 2007 par la Banque mondiale et sa filiale en charge du secteur privé, la Société financière internationale (SFI).

« Augmenter l’accès à l’éclairage propre et abordable est essentiel pour le développement de l’Afrique », déclare Anil Cabraal, spécialiste de l’énergie à la Banque mondiale. « Attendre l’expansion des réseaux électriques n’est pas possible si on considére les problèmes d’énergie d’aujourd’hui ».

Rendre attractif aux investisseurs privés le marché des réseaux d’électricité du continent africain, tel était l’objectif de la conférence internationale qui s’est tenue à Accra, au Ghana à partir du 6 mai 2008. L’enjeu affiché est de fournir un éclairage électrique à 250 millions de personnes qui en sont aujourd’hui privées, non seulement dans les zones rurales, non raccordées aux réseaux, mais aussi dans les capitales, qui toutes, connaissent des délestages fréquents.

Ces problèmes électriques sont considérés comme un obstacle majeur au développement économique et social. Les ruptures de fourniture d’énergie électrique ralentissent et/ou renchérissent l’activité des industries et éloignent les investisseurs. Les secteurs sociaux de la santé et de l’éducation sont également perturbés, comme l’est également celui des télécommunications.

Représentants d’industrie électrique, gouvernements, bailleurs de fonds et organisations non gouvernementales sont donc réunis pour étudier comment stimuler l’intérêt des investisseurs pour le marché émergent de ces réseaux électriques.

« Pauvres en énergie », les Africains dépensent 40 milliards de dollars par an pour de l’électricité basée sur des énergies fossiles, que la Banque mondiale décrit comme « chères, inefficaces, de mauvaise qualité, et polluantes ». Les plus courantes parmi celles-ci sont les lampes au kérosène qui, selon la Banque, couvrent 10 à 30 pour cent des dépenses des ménages en Afrique subsaharienne.

La Banque mondiale et la SFI soutiennent dès lors des alternatives telles que les ampoules basse consommation (des LED et les lampes compactes fluorescentes). Ces deux techniques produisent plus de lumière par watt qu’une ampoule incandescente et elles durent plus longtemps qu’une ampoule ordinaire, même si l’investissement de départ est plus élevé.

La conférence rendra publique une recherche pilote sur la demande, le comportement et les préférences des consommateurs effectuée au Ghana et au Kenya. D’autres études de marché sont en cours en Ethiopie, en Tanzanie et en Zambie.

Ces études constituent la première exploration détaillée de ce que la Banque mondiale décrit comme un marché potentiellement énorme pour des produits d’éclairage sûrs et fiables, qui sont financièrement compétitifs avec les lampes à combustibles et sont alimentés par des énergies renouvelables ou des sources mécaniques.


Source : un article de M. Abid Aslam, publié le 7 mai 2008 sur le site de IPS – Inter Press News Agency

René Massé