Europe : le biogaz intéresse de plus en plus les pays de l’Union Européenne, comme aussi les biocarburants

La 7e édition du baromètre EurObserv’ER des énergies renouvelables fait l’état des lieux des filières bioénergies d’origine agricole en France et en Europe et analyse les perspectives pour le monde agricole. Il en ressort que le biogaz se développe fortement, partout où des potentiels peuvent encore être valorisés et que les consommations de biocarburant augmentent très rapidement.

C’est ce qu’indique le rapport publié en février 2008 par EurObserv’ER. La production de biogaz est en nette augmentation depuis 2005, avec une croissance de 13,1 % (soit 5 142,5 ktep).

Le Biogaz, une filière technologique en plein essor

La France, avec une production de 227 ktep, est le 4e pays producteur européen derrière l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne. Afin de booster la filière, la France a mis en place en 2006, des tarifs très attractifs : entre 7,5 et 9 c€/kWh, selon la puissance de l’installation, auxquels s’ajoutent une prime à l’efficacité énergétique allant jusqu’à 3 c€/kWh et une prime à la méthanisation de 2 c€/kWh, et ce, pour une durée de quinze ans. Ces tarifs ont pour principal objectif de développer la filière de méthanisation agricole (biogaz à la ferme et centrales collectives de codigestion), encore peu représentée. Le rapport indique également qu’ « au sein de l’Union européenne, le potentiel de production de biogaz agricole est sans doute le plus important. » Il est d’excellente qualité (riche en méthane et pauvre en polluants), ce qui facilite sa valorisation. D’après EurObserv’ER, « l’augmentation importante du prix des énergies conventionnelles, associée à des législations plus favorables à la filière biogaz, ouvre désormais la voie à une production énergétique basée en partie sur des cultures énergétiques (maïs notamment) et plus sur les seuls déchets. »

Les biocarburants se portent bien aussi

Leur consommation dans les pays de l’Union européenne est passée d’un peu moins de 3 millions de tep (Mtep) en 2005 à près de 5,6 Mtep en 2006, soit une croissance de 86,5 %. La France est restée en 2006 le deuxième pays consommateur de biocarburant avec une consommation de 631 000 tonnes de biodiesel (589 354 tep), et de 234 000 tonnes de bioéthanol (149 292 tep). Afin d’atteindre l’objectif d’incorporation de 7% en 2010 et de 10% en 2015, l’Etat accorde une défiscalisation partielle des taxes pétrolières aux industriels producteurs et a instauré une TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) supplémentaire, imposée aux distributeurs de carburants qui incorporent moins que le taux minimal.

Les marchés éoliens continuent de progresser, ceux du photovoltaïque stagnent

La situation de l’énergie éolienne dans l’UE l’Union européenne est actuellement très favorable avec une augmentation de puissance de 7 287,3 MW (installations mises hors service déduites), portant la puissance du parc à 48 009,8 MW. Avec 894,4 MW supplémentaires, la France est devenue en 2006 le troisième marché européen devant le Royaume-Uni. Le parc français est estimé à 1 650 MW. A l’inverse, la filière photovoltaïque est encore assez peu active. La France a ainsi modifié en 2007 son système d’incitation, en augmentant le crédit d’impôt pour les particuliers à 50 % (40 % en 2005).


Source : un article publié le 20 février 2008 sur le site de Campagne et Environnement.

René Massé

Maroc : le groupe Théolia, une société européenne de production d’énergie renouvelable, s’installe au Maroc

Theolia, groupe français de production d’électricité à partir d’énergie renouvelable a choisi le Maroc comme plate-forme pour le développement de ses activités dans le secteur de l’éolien. Il a décidé d’installer à Casablanca une sous-holding dédiée aux pays émergents  »Theolia Emerging Markets » (TEM) qui pilotera des succursales en Inde, au Brésil et en Afrique subsaharienne. Le groupe ambitionne d’atteindre dans ces pays une capacité globale de 600 MW à horizon 2011.

« Le choix du Maroc n’est pas fortuit, même si les actionnaires du groupe voulaient au départ baser TEM en Inde : Theolia conduit déjà des projets au Maroc, dont une station de dessalement d’eau de mer à Tan Tan qui fonctionne à l’énergie éolienne », a indiqué le PDG du groupe, M. Jean-Marie Santander.

Depuis longtemps, le Maroc a affirmé sa volonté de devenir un des hauts lieux de l’énergie éolienne dans le monde. Cette orientation se justifie par l’importance du potentiel éolien et solaire, la nécessité de réduire la dépendance énergétique et l’intérêt croissant des investisseurs.

Le groupe Theolia figure parmi les 16 entreprises pré-qualifiées pour la réalisation d’un parc éolien de 200 MW à Tarfaya. Pour Theolia, le potentiel de développement au Maroc est considéré comme important depuis que les pouvoirs publics ont décidé de promouvoir les énergies renouvelables, dont l’éolien, et d’autoriser les entreprises privées de produire leur propre énergie électrique jusqu’à 50 MW de capacité installée contre 10 MW auparavant.

Coté sur Euronext Eurolist B, Theolia est désormais un acteur majeur de l’énergie propre en Europe. Le groupe Theolia envisage d’introduire sa sous-holding à la Bourse de Casablanca.


Source : un article publié le 21 septembre 2007 sur le site du Journal chrétien.

René Massé

Burkina Faso : travaux préparatoires de l’UPDEA pour résoudre les crises énergétiques en Afrique

Le comité scientifique de l’Union des Producteurs Transformateurs et Distributeurs d’Energies Electriques d’Afrique (UPDEA) s’est réuni du 12 au 14 Mars 2008 à Ouagadougou pour préparer son XVIe Congrès, prévu en juin à Nairobi (Kenya). Les travaux ont portés essentiellement sur l’étude des moyens pour sortir le secteur électrique africain de la crise actuelle.

Le directeur général de la Société nationale d’électricité du Burkina Faso (Sonabel), M. Salif Lamoussa Kaboré a salué « La qualité du travail préparatoire accompli à Ouagadougou ».

M. Appollinaire Anani, représentant le secrétaire général de l’Updea, Hermann Mutima Sakrin a au préalable de la réunion, annoncé la création de l’Afsec à Accra au Ghana en mois de février 2008. L’Afsec est créée comme organe subsidiaire sous les auspices de la Commission africaine de l’énergie (Afrec).

Les participants de cette réunion préparatoire ont recommandé, entre autres :

  • L’accélération des démarches de la mise en place du Fonds africain pour le développement de l’électrification rurale (Fader) ;
  • L’intégration de nouvelles technologies dans la réalisation des projets d’électrification.

Ils ont également suggéré :

  • Le développement des potentiels énergétiques africains et en particulier l’utilisation des énergies renouvelables ;
  • La mise en place et le fonctionnement de la Commission africaine électrotechnique de normalisation (Afsec) ainsi que
  • La définition des normes de l’Afsec.

Le comité scientifique a fait ressortir aussi, l’importance de l’implication des communautés locales dans le développement de l’accès à l’électricité.

De l’avis de M. Kaboré, si les propositions issues de cette réunion sont mises en œuvre, elles devraient aider les différentes sociétés d’électricité à résoudre les nombreuses équations posées par la crise énergétique en Afrique.


Source : un article publié le 19 mars 2008 sur le site de L’Autre Quotidien (Cotonou)

René Massé

Sénégal : contribution de la filière biocarburant au développement local

Ce projet de production d’huile brute de tabanani (Jatropha) dans le département de Foundiougne au Sénégal vise une maîtrise par les acteurs ruraux du développement de la filière des biocarburants : c’est une condition essentielle pour qu’elle contribue de façon intensive et durable au développement local. Ce projet est conçu comme un partenariat entre la société Performances et six conseils ruraux, des organisations de producteurs et des associations de femmes.

Un programme concerté à l’échelle du département de Foundiougne pour une filière courte de valorisation locale des biocarburants.

Le contexte local

Le département de Foundiougne (Sénégal) est la plus grande zone de production de mil et d’arachide de la région de Fatick, et pourtant sa population s’enfonce dans une pauvreté toujours plus grande. L’absence d’infrastructures ou leur mauvais état se traduisent par un enclavement qui empêche le développement d’activités économiques, et les conditions de vie restent précaires (le taux de desserte en eau potable est un des plus faibles du pays). Les difficultés rencontrées par la filière de l’arachide se traduisent par ailleurs par un appauvrissement marqué des populations : un grand nombre de familles ont ainsi de la peine à rémunérer le service d’électrification rurale, malgré une très forte demande.

Une stratégie concertée de valorisation locale

Dans ce contexte la société Performances, cabinet d’expertise en développement durable et développeur de services en milieu rural, a engagé avec des producteurs agricoles et des élus locaux une réflexion sur l’opportunité que peut représenter pour cette région le développement de la filière biocarburant.

Depuis quelques temps, le gouvernement du Sénégal encourage en effet le développement de la production de biocarburants au niveau national et plusieurs projets d’implantation d’unités industrielles de production de biodiesel ont été annoncés, soutenus par des investisseurs internationaux. Mais, de tels projets risquent fort de maintenir les agriculteurs essentiellement en position de producteurs de matière brute (les graines).

La stratégie conçue à l’échelle du département de Foundiougne est de promouvoir des plantations paysannes de Jatropha (Tabanani en langue locale), l’extraction de l’huile au niveau des villages et la promotion de l’utilisation de l’huile brute comme ressource énergétique pour le développement social et économique local.

L’objectif est que la plus grande partie de la valeur ajoutée économique et énergétique générée par la filière sera distribuée au niveau local. Les acteurs locaux seront ainsi partie prenante de la structure de gestion du programme et pourront à ce titre participer à l’élaboration des objectifs stratégiques de gestion de la filière.

Un programme en phase de recherche de partenaires

Ce programme, dont on trouvera ci-dessous un résumé du Plan d’affaires, constitue une alternative forte au concept industriel qui soutend le modèle de la filière biodiesel, et un espoir pour le développement rural : les capitaux et capacités techniques nécessaires à sa mise en œuvre sont accessibles à des opérateurs locaux et il n’entre pas en compétition avec la production alimentaire.

Ce programme est en phase de recherche de partenaires pouvant en appuyer la mise en œuvre à différents niveaux :

  • Promotion auprès des producteurs agricoles de la plantation de Jatropha à une échelle assurant la viabilité économique de la filière, et accompagnement technique ;
  • Mise en place de plateformes multifonctionnelles permettant une extraction au niveau local de l’huile et son utilisation pour le développement de diverses activités économiques ;
  • Réalisation de réseaux d’eau et d’électricité en aval des plateformes pour une amélioration des conditions de vie ;
  • Soutien à la stratégie de maîtrise locale de la filière : développement des capacités par un échange d’expériences, financement de la période précédent l’entrée en production des plantations et promotion des produits générés par la filière.

Bruno Legendre, René Massé

Cameroun : l’Union européenne soutient un projet d’électrification rurale

L’Union européenne (UE) s’est engagée le mardi 8 mars 2008 à cofinancer, à hauteur de 7,5 milliards de francs CFA, un projet d’électrification rurale des provinces du Sud-Ouest et de l’extrême Nord.

« Il s’agit de deux contrats qui entrent dans le cadre de la facilité en énergie du Fonds européen de développement pour les projets d’électrification rurale. Ce projet, d’un coût total de 15 milliards de Fcfa, sera financé par moitiés par le budget d’investissement de l’État du Cameroun et par le Fonds européen de développement », a précisé M. Javier Puyol, représentant de l’Union européenne au Cameroun.

Ce projet d’amélioration et de densification du réseau électrique sera conduit, comme d’autres projets réalisés dans d’autres régions avant lui, par l’Agence de l’électrification rurale (AER). Près de 1 million de personnes résidentes des 128 communes concernées dans ces deux provinces pourront bénéficier d’un accès à l’énergie électrique au terme de ce projet.

René Massé

Afrique du Sud : l’AFD apportera 100 millions d’euros pour la construction d’une ferme éolienne de 100 MW

C’est une des conventions signées par l’AFD et ses partenaires à l’occasion de la visite officielle du Président français en Afrique du Sud les 28 et 29 février 2008.

Située sur la côte ouest du Cap, cette ferme sera la plus importante infrastructure éolienne en Afrique sub-saharienne.

Deux conventions ont notamment été signées :

  • Un accord financier avec ESKOM, opérateur national d’électricité en Afrique du Sud, d’un montant de 100 millions d’euros pour la construction d’une ferme éolienne de 100 MW. Elle permettra de répondre en partie à la crise énergétique que traverse le pays et d’économiser 250 000 tonnes par an de CO2.
  • Un accord de partenariat avec la banque publique de développement sud-africaine DBSA pour la formation professionnelle à l’échelle du continent. Via la création d’un programme au niveau master, 100 cadres africains seront formés chaque année à la conception et la gestion de projets de développement.

L’AFD intervient en Afrique du Sud depuis 1994

L’AFD est le principal opérateur français de l’aide publique au développement. Fin 2007, le montant total cumulé de son aide à l’Afrique du Sud s’élevait à 807 millions d’euros, essentiellement sous forme de prêts concessionnels. L’objectif principal de son intervention est d’accompagner les autorités sud-africaines en faveur du rattrapage économique et social des populations victimes de l’apartheid.

Les quatre axes d’intervention de l’AFDen Afrique du Sud

  • Les infrastructures de base et le logement social : depuis 1994, l’AFD a engagé 290 millions d’euros pour renforcer l’accès des populations historiquement défavorisées aux services essentiels, en appui aux municipalités sud-africaines. Ces financements ont permis de raccorder plus d’un million et demi de personnes à l’électricité, plus de 800 000 personnes à l’eau et 400 000 personnes aux structures de santé primaire.
  • Le Black Economic Empowerment et la formation : l’AFD appuie le Black Economic Empowerment (BEE), vaste programme de discrimination positive mis en place par les autorités sud-africaines.
  • L’environnement : l’AFD a financé en 2004 le premier projet bénéficiant du Mécanisme de développement propre en Afrique grâce à un projet de production d’énergie à partir du méthane issu des décharges publiques dans la ville de Durban. L’Agence conclut actuellement la mise en place d’un partenariat de long terme avec ESKOM pour la promotion de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Elle met aussi à la disposition des autorités sud-africaines de l’expertise afin d’accompagner leur politique de lutte contre le réchauffement climatique.
  • Le développement de l’Afrique : l’AFD soutient les efforts sud-africains pour la promotion du développement économique du continent en partenariat avec la DBSA. Dès 2003, l’AFD et la DBSA ont ainsi mis en place une facilité dédiée au financement des études de faisabilité des projets d’infrastructure régionale dans le cadre du NEPAD. La DBSA et l’AFD entreprennent également un partenariat à long terme en matière de formation des cadres africains.


Source : un article diffusé sur le site de l’AFD.

René Massé

Angola : construction d’un barrage hydroélectrique à Uige

Un barrage hydroélectrique dénommé « Luquixi 2 » sera construit en 2008 dans la province de Uíge, a annoncé mardi 11 mars 2008 à l’Angop M. Sebastião da Silva, directeur de l’Entreprise nationale d’électricité.

Cette centrale hydroélectrique développera une puissance installée de deux mégawatts.

La construction de ce nouveau barrage a été retardée par des travaux de déminage dans cette localité.

Lorsque les travaux de construction du barrage pourront effectivement commencer, il est prévu qu’ils dureront de huit à dix mois.


Source : un article publié le 13 mars 2008 sur le site de AngolaPress.

René Massé

Bénin : journée d’échanges sur les énergies renouvelables

Le Club Energie Bénin organise le vendredi 14 Mars 2008 à l’Institut Universitaire de Technologie de Lokossa, une journée d’échanges sur les énergies renouvelables à l’attention des étudiants en fin de cycle de Génie Mécanique et Energétique.

Pour plus d’information, contacter le Club Energie Bénin, un réseau d’échange d’informations sur les énergies renouvelables basé au Bénin.

Courriel : energiebenin@yahoo.fr

René Massé

Mauritanie : Beled Teyeb, première localité électrifiée du projet d’électrification de 130 communes avec l’énergie solaire

C’est dans cette localité que le ministre de l’Hydraulique, de l’Energie et des Technologies de l’Information et de la Communication, M. Oumar Ould Yali, a supervisé, jeudi 6 mars 2008 le démarrage du projet d’électrification solaire mis en œuvre par l’Agence de développement de l’électrification rurale (ADER). Ce projet vise la fourniture de services électriques à 4 000 familles, réparties dans 130 communes.

L’ADER s’est fixée comme objectif l’électrification de villages et localités dans les zones rurales de Mauritanie ainsi que la recherche de financements publics et privés pour la réalisation de ces projets.

Jusqu’à présent, l’ADER a permit l’accès à l’électricité à 5 384 familles, réparties dans 218 localités du Trarza, de l’Adrar, de Dakhlet-Nouadhibou, de l’Inchiri, du Brakna et du Hodh El Gharbi.

L’électrification de la localité de « Beled Teyeb » entre dans le cadre d’un projet d’électrification par énergie solaire financé par la coopération espagnole.

L’ADER a également réalisé un projet d’électrification par réseau local qui a concerné 8 centres urbains et fournit un accès à l’énergie électrique à 1 730 abonnés, au niveau des localités de R’kiz, Keur Macène, Aoujeft, Ain Ehel Taya, Ouadane, Tiguint, Nouamghar.


Source : un article diffusé sur le site Mauritanie-Web.com, le 10 mars 2008.

René Massé

La lettre du RIAED n°16

A la Une

Le Riaed était « nominé » pour le prix européen de l’énergie durable dans la catégorie « Coopération »… C’est le projet Fo.R.Agri qui l’a finalement emporté. Le 29 janvier 2008, la Commission Européenne a remis les prix européens de l’énergie durable à six projets remarquables. Le RIAED avait été un des six projets nominé parmi plus de 240 projets candidats pour concourir dans la catégorie Coopération. C’est un des deux projets Coopener ainsi honoré par cette sélection, un des rares projets francophones aussi… Parions qu’on fera encore mieux la prochaine fois !

Actualités

France : comment a-t-on pu s’engager aussi rapidement dans la production d’agrocarburants ? C’est l’interrogation qui résume le mieux les conclusions du séminaire sur « Agrocarburants et développement durable » organisé à Grenoble par le service de la recherche du ministère de l’écologie les lundi 28 et mardi 29 janvier 2007.

Côte d’Ivoire : 700 villages électrifiés en 7 ans dans les régions des Lacs et du N’Zi Comoé. Le « Programme présidentiel d’électrification villageoise » initié en 2000 dans les régions des Lacs et du N’Zi Comoé a démarré dans les départements de Tiébissou, Yamoussoukro, M’Bahiakro, Bocanda, Toumodi et Dimbokro. Selon le coordonnateur des travaux d’électrification dans le centre, M. Kouamé Raymond, ce sont plus de 700 villages qui ont été électrifiés depuis 2000, soit un rythme d’environ 148 villages par an, contre 40 villages dans le passé.

Burkina Faso : la plateforme multifonctionnelle de Lâ-Toden. Lâ-Toden et un village composé de cinq grands quartiers ; la plateforme multifonctionnelle y a été installée le 13 décembre 2006. Sur les dix premiers mois d’activité, les résultats sont très satisfaisants avec en moyenne 700 clients par mois, des recettes mensuelles de l’ordre de 160 000 francs cfa pour 100 000 francs cfa de dépenses de fonctionnement, qui consistent essentiellement en l’achat de gasoil et la rémunération des deux employées permanentes.

Libéria : lancement de programmes d’électrification rurale avec l’ONUDI et l’USAID. Le gouvernement du Libéria a obtenu le soutien de l’ONUDI pour promouvoir la petite hydroélectricité et de l’USAID pour élaborer une politique énergie et installer des petites centrales solaires dans les zones rurales du pays.

Le GVEP International change d’adresse. Le GVEP International, une ONG de droit anglais dédiée au développement des zones rurales et périurbaines des pays en développement par l’accès à des services énergétiques modernes, vient de changer d’adresse…

Tunisie : un nouveau Programme de Maîtrise de l’énergie 2008-2011. Ce Programme de Maîtrise de l’Energie 2008-2011 a été décidé par le Chef de l’Etat lors du Conseil Ministériel du 15 Janvier 2008. Il vise à « Réduire la consommation d’énergie de 20% à l’horizon 2011 ».

Sénégal : construction d’une centrale électrique à charbon de 125 MW à Sendou. Le ministre de l’Energie sénégalais et le directeur général de la Senelec ont co-signé le jeudi 24 janvier 2007, à Dakar, avec M. Norland Suzor, président-directeur général de la société suédoise Nykomb Synergetics et chef de file du groupement de sociétés regroupées au sein de la Compagnie d’électricité du Sénégal, une convention d’achat d’énergie de 25 ans, d’un montant de 118 milliards FCfa pour la réalisation de la centrale électrique à charbon de Sendou (Bargny) suivant la formule BOO (Build own operate).

Côte d’Ivoire – Mali : interconnexion des deux réseaux électriques. Les localités malienne de Sikasso, située à 480 km au sud de Bamako, et ivoirienne de Ferkessedougou au nord du pays, ont abrité samedi 26 janvier 2008 les cérémonies de lancement des travaux pour l’interconnexion des réseaux électriques des deux pays, en présence des présidents ivoirien M. Laurent Gbagbo et malien M. Amadou Toumani Touré.

Burkina Faso : attention de ne pas produire les biocarburants des riches en oubliant de produire la nourriture des pauvres. Les paysans africains cultiveront-ils le carburant ? Venus de 35 pays, ils étaient 370 experts, savants, investisseurs, grandes entreprises, décideurs, politiques, ONG à se poser cette question. Réunis dans la grande salle de Ouaga 2000 du 27 au 29 novembre 2007, ils avaient tout prévu, sauf l’essentiel : inviter les paysans qui, forcément, seront les premiers concernés par ces nouvelles cultures.

Ethiopie – Soudan : construction d’une ligne de transport électrique entre les deux pays. L’Ethiopie dispose d’un potentiel de production d’électricité d’origine hydraulique très important. L’objectif de ce projet est de promouvoir la génération de revenus d’exportation à partir de la fourniture d’énergie électrique au Soudan.

Tanzanie : lancement du Projet de développement énergétique et d’élargissement de l’accès à l’énergie. La Tanzanie s’emploie à améliorer l’accès à l’énergie avec l’aide de la Banque mondiale et du Fonds pour l’environnement mondial. Outre des administrations publiques, 81 000 foyers ruraux et urbains supplémentaires seront ainsi alimentés en électricité.

Sénégal : inauguration d’une centrale électrique à Kounoune, près de Dakar. Cette nouvelle infrastructure permettra de réduire « de manière significative », les délestages subis ces dernières années par les populations et les industriels du pays, a indiqué M. Madani Tall, le directeur des opérations de la Banque pour le Sénégal, lors de la cérémonie d’inauguration.

Sénégal : 500 000 quintaux accordés aux exploitants forestiers de combustibles ligneux pour 2008. Comme chaque année une réunion s’est tenue pour procéder à la répartition des quotas nationaux annuels agréés par les services forestiers. En 2007, 740 000 quintaux avaient été autorisés. A cause des perturbations intervenues dans la distribution du gaz, les exploitants forestiers ne pourront exploiter à partir de février 2008 que 500 000 quintaux de bois, dans les trois régions d’exploitation forestière que sont : Kolda, Ziguinchor et Tambacounda.

Colloques, conférences, rencontres, forum…

Le Salon Bois Energie 2008 aura lieu du 03 au 06 avril 2008 à Lons le Saunier – France. C’est un évènement unique dédié à toute la filière du bois énergie ! Ce salon spécifique présente notamment l’exploitation forestière, les combustibles bois, le chauffage au bois, aux collectivités locales, aux professionnels et au grand public. Dédié au marché européen, ce salon rassemblera néanmoins des savoir faire, des entreprises, des technologies, des équipements d’un grand intérêt pour les pays en développement disposant de ressources ligneuses.

Niger : Séminaire national MEPRED sur l’accès aux services énergétiques, moteur du développement et de la réduction de la pauvreté. Ce séminaire national sera organisé le 20 mars 2008, à Niamey, Niger.

Ressources

Derniers documents (études, applications…) proposés en libre téléchargement :

Bénin : rapport des journées de réflexions sur le développement du Jatropha. Les 18 et 19 décembre 2007, des rencontres ont été organisées à Cotonou pour réfléchir aux enjeux et aux modalités de promotions des biocarburants sur le territoire béninois. Ce document rapporte le contenu des travaux réalisés à cette occasion.

République Centrafricaine : avant projet de loi portant règlementation des biocarburants. La République Centrafricaine a décidé de promouvoir les biocarburants de façon maitrisée. Ce projet de Loi définit les règles qui pourraient s’appliquer à terme à la recherche et la culture de plantes énergétiques, ainsi qu’au traitement, à la production, la commercialisation et le contrôle des biocarburants.

Le Diester : un bilan énergétique et gaz à effet de serre très positif d’après une étude de PriceWaterhouseCoopers en 2007. Les bilans énergétiques et effet de serre des filières biocarburants sont de plus en plus discutés par l’opinion sans que chacun prenne le temps de comprendre les données qu’ils analysent, notamment sur l’amont agricole. En juin 2007, la filière Diester a fait actualiser ses bilans et a identifié les marges de progrès réalisables.

Colombie : fournir un accès au gaz naturel à des familles pauvres. Plaquette de présentation du projet de fourniture de gaz naturel à des familles pauvres en Colombie. Ce projet a été soutenu financièrement par le Global Partnership for Output Based Aid (GPOBA).

Sénégal : projet sénégalo-allemand « énergie solaire photovoltaïque ». Dans le cadre de l’électrification rurale, le projet Sénégalo-Allemand a réalisé une étude sur les systèmes photovoltaïques familiaux dans les zones rurales sénégalaises. Une des productions de ce projet est cette étude d’optimisation de la maintenance dans les zones à faible densité de systèmes photovoltaïques familiaux.

Kit didactique pour la conception d’un système d’énergie hybride PV-éolien. Dans le cadre du projet Microgrids un KIT didactique a été conçu pour permettre aux acteurs sénégalais du domaine des énergies renouvelables à se familiariser avec les systèmes d’énergie hybride (PV-Eolien). Ce document présente les principes conceptuels et étudie le cas réel du village de Ndramé au Sénégal.

La culture du pourghère : une activité génératrice de revenus qui permet de faire face aux enjeux énergétiques du Mali. Le cas du projet Garalo Bagani Yelen. Ce rapport de stage au sein de l’ONG MaliFolkcenter s’intéresse aux aspects économiques de la culture du pourghère au Mali. Il présente les résultats d’une étude pour déterminer le coût de production d’un kilogramme de graines de pourghère, disponible en téléchargement ci-dessous.

Environnement, énergie et pauvreté en Afrique : interdépendance. Cet article expose en introduction les facteurs d’interdépendance entre la pauvreté, l’accès à l’énergie et l’environnement avant de suggérer des recommandations pour une production durable de biocarburants. La partie sans doute la plus intéressante est celle consacrée à la description des projets et stratégies à l’étude dans des pays d’Afrique sub-saharienne à la fin de l’année 2007.

Inde : perspectives du bioéthanol à partir du sorgho. L’inde s’intéresse de plus en plus au bioéthanol et recherche des sources alternatives à la canne à sucre ; le sorgho semble très intéressant sur plusieurs points de vue. Le document compare les deux filières sur les plans agricultural et économique.

Burkina Faso : standards de distribution d’énergie électrique par réseau aérien monophasé avec retour par la terre (SWER). Le premier réseau SWER du Burkina Faso a été mis en service le 8 février 2007 et pendant les dix premiers mois de tests, il n’a pas présenté d’anomalie particulière. Le Burkina Faso a donc décidé de promouvoir ce type de réseau à bas coût et ce document officiel en définit les standards de mise en œuvre.

Les dix documents les plus téléchargés ce dernier mois sont proposés par les articles suivants :

1. Microcentrale hydraulique (fiche de conception). Cette fiche technique présente de manière synthétique (9pages) les différents éléments à prendre en compte pour concevoir, mettre en œuvre et gérer une installation de microhydroélectricité.

2. Sénégal : support de formation en énergies renouvelables, option systèmes hybrides (solaire / diesel). Document préparé pour les besoins d’un Atelier organisé par l’ASER dans les Îles du Saloum à Ndangane, du 24 au 28 septembre 2007.

3. Les biocarburants en Afrique. Présentation PowerPoint de 25 pages, rédigée par Marguerite Culot. Editée par l’Institut de coopération au développement économique et social (ICDES), en 2007.

4. Burkina Faso : standards de distribution d’énergie électrique par réseau aérien monophasé avec retour par la terre (SWER). Le premier réseau SWER du Burkina Faso a été mis en service le 8 février 2007 et pendant les dix premiers mois de tests, il n’a pas présenté d’anomalie particulière. Le Burkina Faso a donc décidé de promouvoir ce type de réseau à bas coût et ce document officiel en définit les standards de mise en œuvre.

5. Le manuel du jatropha à Madagascar. Petit guide pour l’exploitation intégrée de la plante Jatropha à Madagascar.

6. Mini-Grid design manual. Allen R. Inversin, National Rural Electric Cooperative association – Avril 2000 (anglais). Le Mini-Grid design manual étudie chapitre par chapitre les différentes étapes nécessaires à la réalisation d’un réseau allégé.

7. Le « Document de projet » du MDP. Pour valider un projet au Mécanisme de développement propre (MDP), son promoteur doit tout d’abord rédiger « le Document de projet » du MDP. C’est sur la base de ce document que le projet sera éventuellement validé et enregistré au MDP. Il importe donc de le rédiger consciencieusement. Son contenu, très codifié est exposé ici.

8. Nouvelles approches pour l’électrification des bidonvilles. À travers l’analyse de 5 programmes d’électrification de bidonvilles, l’article présente les résultats et leçons à tirer de récentes et prometteuses approches dans ce domaine. Il met en particulier l’accent sur le rôle des femmes dans les projets d’électrification.

9. Petites centrales hydroélectriques : guide technique pour la réalisation de projet. Le guide technique de la petite hydroélectricité, une référence en matière de petite hydroélectricité. Il est édité par l’ESHA.

10. Support pédagogique pour la conception de l’éclairage électrique. Diaporama, véritable outil de conception et de dimensionnement d’un dispositif d’éclairage réalisé par Electriciens sans frontières.

Blogues du Riaed

Petit site dédié à un projet, une rencontre, une institution… pour présenter des connaissances et proposer des ressources en libre téléchargement.

Cuisson des aliments et biomasse. Blogue de M. Jean-François Rozis.

Documentation technique pour le transfert de technologie combustion bois haute performance au Cambodge

Annuaire du Riaed

Inscrivez vous en qualité d’expert, ou inscrivez votre entreprise / institution / projet, etc. dans l’annuaire du Riaed pour être facilement identifiable et joignable. Vous le ferez en ligne, en quelques minutes, à la page http://www.riaed.net/spip.php?breve6.

Vous pouvez aussi le faire en adhérant au réseau du Riaed, en qualité de membre, à la page http://www.riaed.net/spip.php?breve11 et en précisant à la fin votre souhait d’être aussi présenté publiquement dans l’annuaire (cocher la case ad hoc).

Opportunités de financement de projets

Mission de consultation pour élaborer des méthodologies d’évaluation des projets soutenus par REEEP Le secrétariat international du programme REEEP (Renewable Energy and Energy Efficiency Partnership) recherche un organisme expérimenté pour développer des méthodologies d’évaluation des impacts de ses projets sur l’accès à l’énergie, les changements climatiques et l’environnement. La date limite pour contacter le REEEP est fixée au 7 mars 2008.

Les financements MDP dits « de petite échelle » s’appliquent désormais aux projets de boisement et reboisement qui peuvent fixer jusqu’à 16 000 tonnes équivalent CO2 par an. Jusqu’à présent, seuls les projets de boisements et reboisements pouvant fixer jusqu’à 8 000 tonnes équivalentes de CO2 par an (TCO2eq) étaient éligibles aux financements du MDP Petite échelle. Une des décisions de la réunion CDP13-RDP3 de Bali a été de passer de 8 à 16 000 TCO2eq le plafond d’éligibilité, ce qui va permettre de supporter davantage de projets à l’avenir.

Offres d’emplois

La Banque mondiale recrute un Expert senior en énergie. Le poste est à pourvoir à Washington (USA). Il s’adresse à des candidats parfaitement anglophones. La date limite pour postuler en ligne est le 17 mars 2008.

Le Programme régional Energie pour la Réduction de la Pauvreté du PNUD recherche un spécialiste de la planification énergétique en milieu rural. Le Programme régional Energie pour la Réduction de la Pauvreté du PNUD (PNUD/PREP) basé à Dakar (Sénégal) recherche, pour une durée de six mois (prolongeable), un spécialiste des questions énergétiques.

European Consulting Brussels recrute un expert énergie – environnement pour un poste à Bruxelles. Le candidat recherché est expérimenté et volontaire, très motivé pour compléter une équipe impliquée dans l’analyse des politiques énergie et environnement de la Commission européenne. La date limite pour postuler est le 25 mars 2008.

La Banque mondiale recherche un expert senior pour rédiger un texte de présentation des technologies d’électrification rurale à faible coût… en anglais. La mission s’adresse à un spécialiste en électrification rurale, capable de préparer, en anglais, un texte de présentation pour les technologies à faible coût pour les réseaux ruraux décentralisés. Ce texte constituera la partie introductive d’un manuel technique d’électrification rurale (transport et distribution seulement).

La Banque mondiale recherche un expert senior en photovoltaïque. Le profil de poste conviendrait à un ingénieur francophone spécialisé dans le PV. Le recrutement est urgent (à la date du 22 février 2008).

Sites francophones sur l’énergie

Une liste de sites francophones et de réseaux sur l’énergie est proposée à la page http://www.riaed.net/spip.php?rubrique=34

Autres liens et réseaux

Une liste de sites anglophones et de réseaux internationaux sur l’énergie est proposée à la page http://www.riaed.net/spip.php?rubrique=35