La lettre du Riaed n°1

Présentation du RIAED, Réseau international : Accès à l’énergie durable

Le RIAED est un réseau d’experts francophones impliqués dans des projets d’accès à l’énergie dans les pays en développement. Il a débuté en janvier 2006. Il est financé pendant les trois premières années par le programme Intelligent Energy de la Commission européenne, l’IEPF (Institut de l’énergie et de l’environnement de la francophonie) et l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Plus d’informations sur la méthodologie, le programme et les acteurs du Riaed

Mise en ligne du portail collaboratif du RIAED

Depuis le 15 novembre 2006, le portail du Riaed est accessible en ligne à l’adresse suivante : http://www.riaed.net/

D’ores et déjà, il propose :

  • des ressources en ligne : actualités, agenda, offres d’emplois, opportunités de financement de projet, documents téléchargeables, applications et logiciels de conception et de dimensionnement téléchargeables…
  • des services gratuits : abonnement à la Lettre du Riaed, abonnement à des flux RSS, moteurs de recherches, bourse d’échanges, offres de partenariats, annuaires…
  • un outil de création et l’hébergement gratuit de blogs : chaque expert pourra ainsi se laisser guider pour réaliser facilement un site à son image, pour présenter les réalisations de son institution, de son projet ou ses propres productions. Par un système de mots clés, l’expert pourra indexer les articles de son choix, qui seront alors repris et édités sur les pages appropriées du portail, diffusés dans les flux RSS, et à travers les moteurs de recherche du portail.

Par ce mécanisme de mutualisation des connaissances et des productions, le portail contribuera à créer une intelligence collective au service de tous, et à mieux faire connaître chacun des experts du Riaed.

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Pour toute information complémentaire sur le Riaed, merci de contacter son coordonnateur masse@gret.org.

Pour toute information sur le portail, merci de contacter son webmestre : imedia@arc.sn.

Le directeur général de la Banque mondiale s’informe sur les effets du sous-investissement dans le secteur de l’électricité en Afrique

M. Juan José Daboub a visité du 26 octobre au 8 novembre 2006 des programmes d’électrification dans sept pays africains.

Pour son premier voyage officiel en Afrique depuis sa prise de fonction, le directeur général de la Banque mondiale a choisi d’aller au contact des réalités de la crise énergétique en Afrique subsaharienne. Un signe fort !


“A l’échelle de cette région, ce sont plus de 550 millions d’individus (trois ménages sur quatre) qui n’ont pas accès à l’électricité. La capacité de production installée, abstraction faite de l’Afrique du Sud, n’est que de 20 000 mégawatts, ce qui est à peu près l’équivalent de celle d’un pays comme la Pologne. Et l’Afrique subsaharienne n’exploite actuellement que 5% environ de son potentiel hydroélectrique, contre 40% pour l’Asie et 80% pour l’Europe.”

Cette crise énergétique freine la croissance et entrave la réalisation des objectifs de développement pour le millénaire. L’irrégularité des approvisionnements électriques réduit la compétitivité des entreprises. Les causes de la crise sont multiples et diffèrent avec les situations nationales : niveaux tarifaires inadéquats, sécheresse, destructions consécutives à des conflits, mauvaise gestion… mais M. Daboub considère de façon plus générale que cette crise résulte aussi d’une certaine désaffection des bailleurs de fonds pour soutenir les investissements en matière d’énergie dans les années 90 et au début de cette décennie.

Une étude de la Banque mondiale estime qu’en Afrique, pour porter le taux moyen d’accès à l’électricité de 24% actuellement à 35% en 2015 et à 47% en 2030, il faudrait investir 4 milliards de dollars EU par an.

A consulter sur le site de la Banque mondiale

René Massé

La Banque européenne d’investissement (BEI) réexamine ses objectifs de financement dans le secteur de l’énergie

L’énergie retrouve une place prioritaire.


La BEI vient de publier le 25 octobre 2006 un document « Examen du secteur de l’énergie par la BEI »

L’énergie va redevenir une activité prioritaire de la Banque. Cette évolution est cohérente avec la politique de l’Union européenne (UE) à l’égard des changements climatiques et du regain de tensions sur les approvisionnements en produits pétroliers.

La BEI concentrera désormais son action sur cinq domaines particuliers : les projets de grande dimension, l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, la R-D dans le secteur de l’énergie et la coopération avec des pays situés à l’extérieur de l’UE dans le domaine de l’énergie.

Dans les pays en développement, la BEI s’efforcera d’accroître l’accès à des sources modernes d’énergie et à favoriser la mise au point de solutions énergétiques durables, en soutenant en particulier l’émergence d’activités économiques générant peu d’émissions de carbone.

> Examen du secteur de l’énergie par la BEI

> Le site de la BEI

René Massé

12ème Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques

Nairobi, Kenya, du 6 au 17 novembre 2006

Jusqu’à 6000 participants sont attendus à cette conférence, la première de ce type à se tenir en Afrique sub-saharienne.

Le lieu de la conférence, un pays hautement vulnérable aux impacts des changements climatiques, contribuera à attirer l’attention sur des questions telles que l’adaptation aux changements climatiques, le financement et le renforcement de capacités nécessaires pour l’adaptation des pays en développement et pour leur participation au MDP.

Les autres grands enjeux sont le transfert de technologie et le futur régime climatique international.

> Site internet de la Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (en)